Et il continua sa rêverie. Jamais il n’avait vu les choses sous un jour aussi éclatant. Tout lui semblait aisé, à présent, tant il se jugeait fort. Puisque Albine l’attendait, il irait la rejoindre. Cela était naturel. Le matin, il avait bien marié le grand Fortuné à la Rosalie. L’Église ne défendait pas le mariage. Il les voyait encore se souriant, se poussant du coude sous ses mains qui les bénissaient. Puis, le soir, on lui avait montré leur lit. Chacune des paroles qu’il leur avait adressées éclatait plus haut à ses oreilles. Il disait au grand Fortuné que Dieu lui envoyait une compagne, parce qu’il n’a pas voulu que l’homme vécût solitaire. Il disait à la Rosalie qu’elle devait s’attacher à son mari, ne le quitter jamais, être sa servante soumise. Mais il disait aussi ces choses pour


