La porte de la remiseCALAIS Je n’avais point quitté la main de la dame pendant tout cet intervalle ; je la tenais même depuis assez de temps pour ne pouvoir plus sans indécence la laisser aller avant d’y imprimer un b****r : le sang et les esprits qui, pendant une déconvenue de quelques minutes, avaient pris une direction rétrograde, s’y reportèrent en foule à l’instant où j’y approchais mes lèvres. C’est dans ce moment que les deux voyageurs qui m’avaient parlé dans la cour des coches de M. Dessein vinrent passer près de nous. L’intimité de nos communications fixant naturellement leur attention pour qu’ils nous crussent mari et femme tout au moins, ils s’arrêtèrent sans affectation à la porte de la remise, où le voyageur curieux s’informa si nous partions le lendemain pour Paris. Je pou


