Chapitre 66

1445 Mots

Je hochai la tête. Même au moment du dîner, je n’avais pas faim. De retour chez moi, je restai figée devant la télévision, le temps suspendu, incapable de me mouvoir. Une semaine entière s’écoula ainsi : vide, immobile, engloutie par une tristesse infinie. Chaque image, chaque pensée revenait à elle, à son absence, à sa cruauté. Une nuit, secouée violemment, je m’éveillai. Emmanuel était là, assis devant moi, tenant mes épaules : — Tu faisais un cauchemar. Il me tendit un verre d’eau, observa mes joues humides et soupira : — Nadia… Je m’inquiète pour toi. Je regardai mes mains, mes larmes mêlées à la sueur. Confuse, je murmurai : — Mais je ne me souviens pas de mon rêve… Que disais-je ? — Ce n’est pas important. Ce qui compte, c’est que tu n’es pas seule. Et dans son regard, je com

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