Les jours passent et se ressemblent. Et si au début j'avais cru que je vais finir par m'y habituer, je n'y arrive toujours pas. Me réveiller chaque matin, ouvrir les yeux et rien voir, même pas le visage de mon fils. Ne pas faire une distinction entre le jour et la nuit. Avoir besoin d'aide pour absolument tout, être totalement dépendant et dans l'obscurité. Ya Ilahi! On ne se rend compte de l'importance d'une chose que choisit la perte, et on ne prend jamais le temps d'apprécier ces cadeaux de Dieu au quotidien. Comme le fait de se réveiller le matin et être vivant, pouvoir respirer et se lever sans aide et surtout voir. Cela fait au moins une demi-heure depuis que j'ai fini de prier fajr et je suis toujours assis sur mon tapis de prière, les principaux joints et tendues, le visage inon


