Chapitre 2

1536 Mots
? Emilya ? "*Laissez place à Mia le tas. *Boum, boum, boum, je suis Mia le tas. *Plutôt me branler que de coucher avec elle. *Ses parents doivent avoir honte d'une fille pareille. *Même bourré je me la taperais pas. *Quoi ? Être amie avec Mia le tas non merci et ma réputation alors... *Cette fille est une honte de la nature. À l'abri des regards, plaqué contre les casiers et son corps, il maintient mon menton pour que je le regarde. Mes yeux plongent dans cette océan où malheureusement je me suis noyé bien trop de fois. Je pourrais être prise pour folle ou alors je suis folle. Ils doivent avoir sûrement raison quand ils disent que je suis cinglée. Mais comment ne pas être folle de ce type ? Son regard dérive mais revient se plonger dans le mien. Il se mord la lèvre inférieure ce qui le rend encore plus sexy. J'ai soudain peur du sort qu'il me réserve car avec Nick Cooper on n'est jamais certain de ce qu'il nous réserve. Sa bouche n'est qu'à quelques centimètres de la mienne, tellement proche que je sens son souffle s'écraser contre celle-ci. *Tu me donnes envie de vomir. Me chuchotte t'il au creux de l'oreille. - Tu ne devrais même pas exister. Ses mots ont l'effet d'une bombe sur moi. Il finit par me lâcher et partir. Je me laisse glisser le long des casiers. Je m'étais juré de ne jamais pleurer face à autant de méchanceté mais comment garder la tête haute quand celui pour qui votre coeur bat depuis longtemps vous humilie. Ces mots tournent et tournent dans ma tête. Face au miroir, je regarde mon reflet que celui-ci reflette. Il a raison, ils ont tous raison. *Non... p****n Emilya. Emilya. Hurle Scott mon frère cadet. - À l'aide. p****n. Je te jure qu'ils payeront. Je te le jure. À l'aide." *Je suis forte. Je suis forte. Je me répète ces mots en boucle face au miroir. *Ça va p'tite soeur. Me demande Scott en passant sa tête de derrière la porte. *Bien. Réponds-je. *Tu n'es pas obligé d'y retourner tu sais. Me dit-il. - Tu peux toujours continuer à faire tes cours ici à la maison. *Je pourrais effectivement mais je ne veux pas. Réponds-je. *Alors prête crevette ? Me demande Jack mon frère aîné. *Oui. Réponds-je. *Pourquoi tu l'incites à y retourner. Lui demande Scott. *Parce qu'elle ne va pas se cacher toute sa vie. Il faut à un moment où à un autre qu'elle les affronte. Répond Jack. *Tu l'as jette carrément dans la gueule du loup, tu le sais ça ? Lui répond Scott. *Vous avez fini de vous disputer. Dit Doug mon autre frère. - Je vous rappelle que Em est juste là. Scott et Jack me regardent. *De tout façon, ma décision est prise. Réponds-je avant de passer devant eux. Je claque la porte violemment et monte me réfugier dans ma chambre. Je n'ai jamais été autant en colère après lui qu'en ce moment. *Emy s'il te plaît ouvre moi. Me demande Scott derrière la porte. - Allez je suis désolé. Dit-il. *Tu n'étais pas obligé de réagir aussi violemment. Dis-je. *Désolé p'tite soeur mais... mais quand je l'ai vu j'ai cru... *Qu'est-ce qu'il se passe ? Demande Doug. *J'ai pété un câble. Répond Scott. *Ah... Dit Doug. - Laisse je m'en occupe. Dit-il. *Emy... Entends-je Scott une dernière fois. *C'est bon petit coeur il est partie. Me dit Doug. J'ouvre ma porte et le laisse entrer. Doug s'installe sur mon lit près de moi. *Pourquoi faut-il toujours qu'il réagisse impulsivement ? Je lui demande. *Écoute petit coeur, l'année dernière ça été très dur pour lui car il s'en voulait énormément. *Mais... Mais il n'a rien fait, il n'a pas à s'en vouloir de quoi que ce soit. Je suis la seule fautive. Réponds-je. *Il s'en veut car il n'a rien vu. D'ailleurs aucun de nous n'a vu quoi que ce soit. Dit-il. - Alors quand il t'a découverte... Commence t'il à dire, les yeux brillants de larmes. - Bref... Tu ne peux pas lui en vouloir de jouer au frère hyper protecteur. *Je sais... Je suis... Mon frère me prend dans ses bras alors que les larmes déferlent le long de mes joues. Je n'avais pas imaginé à quel point ce geste à dévasté ma famille. Nous avons tous souffert, je ne suis pas là seule. J'ai voulu en finir alors que j'ai une famille des plus aimante. J'ai voulu en finir parce que je souffrais mais je n'ai pas pensé à eux lorsque j'ai fait ce geste, lorsque j'ai voulu mettre fin à ma vie. Ce jour là, je n'ai pensé qu'à moi sans penser à mes parents, à mes frères. J'ai été égoïste. *Je suis désolé. Me dit Louise en s'asseyant près de moi à la cafète. *Ce n'est pas grave. Réponds-je. *Si... Répond t'elle. - Je ne comprends pas pourquoi il est comme ça avec toi. Je sais qu'il y a un passé entre vous mais... *Lou c'est bon. Dis-je. *Emy, elle a raison. Dit Sara. - Le passé est le passé, il serait temps qu'il passe à autre chose. *Même s'il est beau comme un Dieu grec il n'en reste pas moins qu'un gros c*****d. Ajoute Danny. *Ça lui passera. Dis-je. *Tu es trop gentille. Me dit Sara. - Tu ne devrais pas supporter toutes ces méchancetés gratuites surtout pas après... *Stop. Dis-je. - Ça suffit. *Je ne voulais pas... Commence à dire Sara. *Je sais. Réponds-je. - Ça ira, ne vous inquiétez pas. Au moment où sa main me touche c'est comme-ci on venait d'allumer un feu en moi, un feu d'une puissance inimaginable qui me consume à petit feu. Je me retire de sa poigne et m'éloigne de lui aussi vite que je le peux. Je sens son regard sur moi qui finit de me consumer. Au bout de quelques mètres je m'arrête, me tourne et plonge mon regard dans le sien avant de tourner les talons et de continuer ma route. Il a beau m'avoir fait du mal, m'avoir rabaissé il n'en reste pas moins celui pour qui mon coeur bat. Saloperie de coeur. Debout au milieu de la salle de danse, je regarde mon reflet dans le grand miroir devant moi. Il n'y a que quand je suis ici que je me sens à ma place. La danse à toujours été ma passion, mon échappatoire, un moyen d'être moi, d'être Emilya Walton. Tous les soirs, après le cours de danse, mon professeur me laisse les clefs. J'aime me retrouver seule. Personne qui me juge, qui me regarde de travers, qui m'insulte, il n'y a que moi et seulement moi. Je m'entraîne dur depuis des années pour intégrer la prestigieuse école de danse de New-York. Un rêve qui j'espère deviendra réalité. Ça n'a pas toujours été facile pour moi surtout quand tu es légèrement au-dessus de la courbe et qu'on te répète sans cesse que jamais tu n'arriveras à faire une figure et je leur ai montré à plusieurs reprises que j'en été capable. La musique retentit dans la pièce et c'est tout naturellement que j'enchaîne les mouvements. Je m'imprègne de la musique, elle et moi ne faisons plus qu'un. J'enchaîne les pas. Des applaudissements résonnent dans la pièce. *Magnifique. Me dit Franky. Je ramasse mon sac et éteins la musique en ignorant son commentaire. Je ne le connais pas particulièrement mais du peut que je sais, il est le meilleur ami de Nick, son bras droit en quelque sorte et il est connu pour avoir le sang chaud. Je l'ignore et passe devant lui pour atteindre la porte mais il me bloque le passage. *On m'attend. Dis-je. *Et ? Demande t'il. - Moi j'ai envie de jouer un peu. Je recule. *Qu'est-ce que tu me veux ? Tu ne crois pas que j'en ai assez bavé l'année dernière à cause de tes copains et de toi ? Je lui demande. - Maintenant, laisse-moi passer. Dis-je. *Tsss... Répond t'il en s'approchant de moi. - Je ne suis pas Nick et moi je vais au bout des choses. Dit-il. Je prends tout mon courage et le gifle avant de prendre mes jambes à mon cou. Plus rapide que l'éclaire il attrape mon sac et me fait tomber. Il se positionne au-dessus de moi et se met à califourchon. *Laisse... Laisse-moi. Balbutais-je. Un rire diabolique sort de sa bouche et me gèle sur place. Il replace une de mes mèches qui s'est échappé de mon chignon avant de s'approcher de mon visage. Je peux sentir l'air chaud qui s'écrase sur celui-ci. *Mia... Mia... Mia le tas, le gros tas de m***e. Me chuchote t'il. - Même si rien que le fait de te regarder me donne envie de gerber, tu me fais b****r comme un chien. Dit-il en appuyant son membre contre mon ventre. J'ai l'envie soudain de vomir mais je retiens la bile qui me monte. Prise d'une adrénaline que je ne me croyais capable, je lui mets un gros coup de genou dans l'entre jambe. Il se plie de douleurs en m'insultant. Je n'y prête aucune attention et me relève avant de sortir en trombe de la salle.
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