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PDV DICKEL -Jasmine !criais-je en la secouant violemment -oui mon cœur, Demande Rolle en me prêtant toute son attention malgré la musique assourdissante emplissant la discothèque -tu ne crois pas que tu as assez bu pour aujourd'hui ? Dis-je en remarquant son piteux état complètement défoncé par les coupes de whiskys consommés -mais non chérie en plus la soirée viens juste de commencé le meilleur reste à venir, crache-t-elle hystérique le cigare à la main rejetant partout la fumée -tu ne peux même pas te tenir tellement tu es soule donc rentrons, dis-je énervée et lasse de tenir la discussion à une ivre morte je ne vois pas plus ennuyeux - détends-toi cocotte. N'oublie pas que tu m'offre tes services et je te rémunère donc c'est à moi de te dire ce qu'on doit faire pas le contraire. Tu es sûrement tendue attends j'appelle le garçon pour qu'il nous apporte une autre coupe ça va te détendre, dit-elle en m'effleurant la joue avant de me servir son rire sardonique qui a le don de m'exaspérer Merde ! Cette Jasmine a le don de m'énerver. Je n'aime pas que l'on me dicte ce que je dois faire raison pour laquelle je ne travaille pour personne étant mon propre chef. En acceptant la proposition de Rolle je n'aurai jamais crue que ça serait aussi ennuyant parce qu'après tout je suis hétéro. Il n'y a qu'un homme qui peut me fournir ce que j'ai besoin et particulièrement mon cher docteur même s'il joue toujours au résistible il tombera tôt ou tard. Une somptueuse idée me vient à la tête et je décide de l'exécuter sans arrière-pensée en faisant sortir de mon sac un peu de poudre de somnifère que j'ai fait pilé et le mets discrètement de le verre de Rolle attendant patiemment que ça fasse effet. -mes parents arrivent demain et je dois les supportés durant leurs séjours à Dakar -c'est plutôt une bonne nouvelle non ? -Non ! Leurs existences me fou aux pôles au nord. Tout ce qui compte pour moi c'est l'argent, les femmes et les virées nocturnes c'est ça mon monde, dit-elle détachée en buvant d'un coup sa boisson -moi je n'ai plus de parents je préfère mener ma propre vie où je suis mon propre maitre et gagner à ma manière de l'argent et m'offrir toute seule cette vie de princesse que j'ai tant rêvé -Comment ça tu n'as plus de parents ? Ils sont morts ? demande-t-elle en devenant tout à coups faible surement le somnifère qui fait effet -c'est plus compliqué que la mort. Ils sont bien vivants mais je préfère me soustraire de leurs vies et de les considérés comme morts, dis-je en me servant un verre en la buvant d'un trait nerveuse de m'étaler sur ce sujet -ce n'est pas pour rien que je t'ai choisie moi aussi mes parents me pourrissent l'existence et j'aimerais les raillés de ma vie comme tu l'as fait mais ils sont tellement collants et dépourvus de vergogne, dit-elle somnolente -humm. En tout cas ma vie est impeccable et je survie sans eux. -hum....j'ai la tête qui tourne et mes yeux sont tout à coup lourds, dit-elle en prenant sa tête et avant même qu'elle n'achève notre discussion elle sombre dans un profonds sommeil à mon plus grand bonheur. Je lance un grand ouf de soulagement avant de prendre mon sac au volant marre de passer ma soirée en compagnie d'une folle hystérique attiré par les personnes du même sexe qu'elle alors que le monde est grouille d'homme les uns plus cannons que les autres. Être lesbienne c'est tout simplement foutre sa vie en l'air en se privant de bonne chose, du gaspillage total ! J'arrête un taxi et sans même marchander j'entre là-dedans pour ne pas être chopé par le chauffeur de Rolle en lui indiquant mon adresse. -Dickel, prononce hésitant le chauffeur de Taxi en suscitant toute mon attention -d'où connaissez-vous mon nom ? Demandais-je audacieuse en le lorgnant de haut en bas avec sa chemise bon prix, ses sandalettes et sa barbe multicolore débordantes -Ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu. J'ai même cru que vous n'habitiez plus à Dakar -vous pouvez répondre à ma question oui ou non ? -au temps vous vous stationné au relais de Ponty en attente de client. Je n'ai jamais eu l'audace ni le courage de vous côtoyer mais maintenant que vous êtes dans ma voiture je ne demande qu'une pipe de votre part et je vous donne le versement que je dois donner à mon patron je vais me débrouillé après mais ne me refusé pas ce service jolie demoiselle Il ne manquait plus que çà moi qui croyais que je pouvais rentrer soigneusement chez moi et me relaxer après cette soirée avec Rolle ce vieux pervers réclame une pipe mais tant que je suis en mesure de faire des rentrées d'argent c'est gérable et je vais arrangé ce vieux pervers qui a longtemps fantasmé sur moi en le laissant sur une faim monstrueuse qu'il ne pourra jamais assouvir chez aucune fille à part Dickel. -vous voulez juste une pipe ? Demandai-je malicieuse. -ça fait partie de mes rêves les plus fous, dit-il les yeux illuminant -gare ta voiture à l'angle de la rue et viens me rejoindre, dis-je en lui faisant un clin d'œil. PDV IBRAHIMA SOW On n'est samedi et par chance j'ai pu finir mes consultations pour aller rendre visite à mes parents et ma sœur. Ils me manquent tellement que parfois j'ai envie de fermer mon appartement et revenir vivre à côtés de mes géniteurs mais aussi je ne veux pas me détaché du souvenir de ma femme et de ma fille raison pour laquelle je préfère faire la navette si le temps me le permet. Je sonne et c'est la bonne Fatou qui m'ouvre, je monte directement à l'étage pour me diriger au salon sachant qu'à cette heure tout le monde est réunie attendant que Fatou sert le déjeuner. -Salam Aleykoum, dis-je en saluant poliment mes parents avant d'infliger un gros câlin à ma petite sœur chérie Sokhna Hélène -aleykoum Salam comment tu vas mon fils ? Tu as délaissé tes parents ça fait une semaine que je ne t'ai pas vu mon fils, réponds ma mère vu que mon père est en train d'égrener son chapelet -j'en suis sûre que ce sont ses nombreuses copines qui le retiens jusqu'à oublier notre existence et ne me dis surtout pas que c'est le boulot tu nous dévale à chaque fois cette même chanson, lance Sokhna taquine comme d'habitude elle ne se lasse jamais de me jeter des piques quand elle en n'a l'occasion -yaye c'est juste le boulot et c'est ma profession qui le demande. Je quitte chez moi à l'aube et je ne rentre qu'a des heures tardives et des fois on m'appelle en plein sommeil quand il y'a un urgence. -c'est vrai mais je ne te blâme pas au contraire c'est un métier très noble parce que tu sauves des vies. J'espère que cava et que tu n'as pas de soucis chez toi ?demande ma mère comme si j'étais toujours un petit garçon mais bon ça se comprends je suis son unique fils et c'est normal qu'elle s'inquiète pour moi -il va très bien mohh. Yaye arrête de le traité comme un petit garçon c'est moi ta benjamine, dit ma sœur faussement jalouse -Sokhna ne te fous pas de ma gueule et part appelé Aissatou, fatou va bientôt amener le déjeuner -d'accords, dit-elle en tirant une tronche boudeuse -Mon fils comment tu vas ? demande mon père une fois terminé -je vais bien alhmadoulilah et la santé ? -je deviens vieux de jour en jour mais bon je rends grâce à Dieu -alhamdoulilah. Oui c'est compréhensible avec l'âge il y' a de petites maladies qui surgissent mais tout ira bien si tu suis à perfection ton régime en mangeant sainement -in sha allah mon fils. -maman j'ai entendu le nom d'Aïssatou. C'est laquelle ? La fille de mon oncle qui habite à Saint-Louis ?, questionnais-je me souvenant de cette dernière -oui c'est bien elle Aïssatou Sy, répond vaguement mon père -elle est venue à Dakar pour terminer son master, débite ma mère Sans même avoir le temps de poser une question, une belle femme pénètre le salon suivi par Sokhna à ses trousses portant une belle robe en wax fleuri large couvrant ses courbes que je présume magnifique et son visage d'ange recouvré par un voile renforçant son charme et ce sourire d'ange dont elle ne se détache jamais. -Ibrahima Sow, dit-elle excitée de joie à ma vue en venant s'installer à côté de moi -tu ne me fais même pas un câlin après toutes ses années ? -tu ne vois pas que je porte le hijab. Désolé cousin mais c'est haram, dit-elle taquine toujours avec cette humeur contagieuse et ses manières qui renforce son charme -Ibrahima nous on n'est pas des toubab hein. C'est quoi ses trucs de câlin là ? demande ma mère -bayiko rkk li mouy beug djigueinn yeup, renchérit Sokhna à son tour -vous êtes juste jalouse laissez mon fils en paix c'est un homme, dit mon père en prenant partie pour moi -vraiment papa en plus ça fait des années je n'ai pas vu Aïssatou c'est ma cousine donc je ne vois pas le mal thieuy les sénégalais vous voyez le mal partout -peut-être tu n'es pas Sénégalais toi ? demande Aïssatou -je me rappelle d'une chose chez toi Aïssatou do wane bat et que tu as toujours ton mot à dire mais bon tu vas voir toi et Sokhna je vais m'occuper de vos cas plus vite que vous ne le croyez Ibandi que tu es, dis-je railleur mais aussi heureux de passé du bon temps avec ma famille pour m'éloigner un peu de mes souvenirs moroses. -venez manger, exclame Fatou en dressant un plateau de soupe kandja bien fumant avec tous les fruits de mer comme voulu d'ailleurs c'est mon plat préféré. -Aythieuu wathilein, dit ma mère. Le déjeuner c'est bien passé dans une ambiance joyeuse d'autant plus que Fatou est un vrai cordon bleu. J'adore les plats qu'elle concocte c'est pourquoi une fois arrivée à la maison je mange comme si ma vie en dépendait. Mes parents n'ont que deux enfants moi et Sokhna Héléne âgé de dix-neuf ans qui suit des études en comptabilité dans une école polytechnique de la place. Ma sœur est ma confidente, ma seconde mère et elle m'a beaucoup soutenue malgré son jeune âge quand j'ai perdu ma femme et ma fille, elle a était plus que présente me soutenant et me conseillait quand je perdais les pédales durant ses moments de crises. La venue d'Aïssatou est une bonne nouvelle parce qu'elle pourra tenir compagnie à mes parents et à ma sœur d'autant plus qu'avec elle on ne s'ennuie jamais. D'ailleurs je me rappel de son dernier séjour à Dakar à l'époque elle était plus jeune mais elle fait plus que son âge tellement elle est précoce et lors de ce court séjours on n'a tout vu en accumulant des bêtises sur bêtises jusqu'à monter des plans farouches à mes parents pour des sorties nocturnes pour aller en boite mais bon là je crois que cava vue qu'elle porte même le voile et je suppose qu'elle est devenue plus posé et calme qu'avant. Le temps fait murir...... ***** On vient de terminer la prière de Timis et je m'apprêtais à prendre congé de ma famille quand mon père demande à Sokhna et à Aïssatou de nous laisser seul. -j'espère que ce n'est rien de grave, demandai-je un peu alerté qu'elles les fassent sortir -non ce n'est rien de grave, réponds ma mère -rien de grave mon fils. Juste avec ta maman on n'a décidé que Aïssatou loge chez toi comme ça il y'aura une présence féminine et une personne qui s'occupera de toi et vu que vous vous entendez bien ça ne doit pas être un problème, dit mon père en adoptant un ton sérieux -comment ? Qu'elle vive avec moi ? Mais maman comment vous pouvez accepter une chose pareille de laissé un homme et une femme cohabiter ensemble sans être marié. Non désolé mais je ne veux pas. Je préfère vivre seul dans ma maison je n'ai besoin de l'aide de personne, répondis-je sur la défensive -ce n'est pas ce que tu crois Ibrahima. Ce n'est pas bon de vivre seul de surcroit dans une maison rempli de souvenir tu as besoin de l'assistance d'une personne pour t'en défaire et réalisé que ta femme et ta fille ne font plus partie de ce monde. Ibra j'en suis sûr qu'Aïssatou ne va t'apporter que du bien et tu as besoin de tourner la page et construire une nouvelle vie. Il est temps mon garçon, exclame mon père religieux. -Mais papa tu es en train de me demander l'impossible en me demandant de me détaché d'elles. -mon fils je suis ta mère et je ne veux que le meilleur pour toi. Nous sommes tes parents et nous ne te demanderons jamais l'impossible je te demande juste d'essayer de vivre avec ta cousine et si vous ne vous entendez pas elle peut revenir à la maison mais essaye au moins pour voir, insiste ma mère -D'accords je vais essayer mais je le fais uniquement pour vous deux. -Aïssatou va faire tes bagages tu pars avec Ibrahima, crie ma mère. Vraiment je comprends pourquoi ils veulent cette cohabitation. Aissatou est une fille bien, débordante de vie mais je ne sais pas si un jour je pourrais la considérais plus qu'une cousine en ayant déjà en tête une certaine Dickel qui surpeuple mes pensées les plus fous et bizarrement je sens que cette cohabitation entre moi et Aïssatou et Dickel à coté ne va être que croustillant. ????????
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