Je le suivis, et je trouvai le voyageur s'efforçant de se débarrasser de son cheval. Ses efforts étaient si vigoureux, que je pensai qu'il ne devait pas s'être fait beaucoup de mal ; néanmoins, m'approchant de lui : «Êtes-vous blessé, monsieur ? » demandai-je. Il me sembla l'entendre jurer ; pourtant je n'en suis pas bien certaine ; toujours est-il qu'il grommela quelque chose, ce qui l'empêcha de me répondre tout de suite. « Que puis-je faire pour vous ? demandai-je de nouveau. – Tenez-vous de côté, » me répondit-il en se plaçant d'abord sur ses genoux, puis sur ses pieds. Alors commença une opération difficile, bruyante, accompagnée de tels aboiements, que je fus obligée de m'écarter un peu ; mais je ne voulus pas partir sans avoir vu la fin de l'aventure. Elle se termina heureuseme


