Chapitre 8Si active qu’elle soit, la police ne parviendra jamais à arrêter le temps qui s’enfuit. Pierre DAC Je cours sur le trottoir de l’avenue Paulista, torse nu, la chemise déchirée flottant derrière moi. Au début, je courais pour échapper au g*****e à qui je venais de briser les noix, mais maintenant, c’est pour le pur plaisir de la course. Je jouis de ma liberté, de ma vitesse, de la puissance de mes muscles, de mes acrobaties pour éviter les piétons étonnés. Je jouis comme un ressort qui se détend. Si, si, ça jouit, un ressort ! Et – coïncidence ? – je m’aperçois que je pense à Lila. Un taxi roule à ma hauteur. Jadar hurle par la fenêtre en pointant un pistolet dans ma direction : — Tu t’arrêtes tout seul ou je te tire dans les pattes ? Surpris, je monte dans le véhicule. Je d


