Ils étaient en patrouille, etau détour d’un sentier, il y avait eu cet indigène devant lui, à une trentaine de mètres, qui s’était levé d’un bond. Tous les deux avaient fait feu en même temps, l’inconnu à la djellaba avait tournoyé avant de s’écrouler. À côté, il avait entendu « ça y est, tu l’as eu ». Il venait de tuer un homme, quelqu’un qu’il ne connaissait pas, qui n’était même pasun ennemi une demi-heure plus tôt. Ils avaient réagi tous les deux, ensemble, et c’est lui qui avait gagné ! Curieusement, il ne s’était pas senti responsable. Il portait une tenue de combat etavait un pistolet mitrailleur. Il avait reçu un ordre : tirez dès que vous voyez un rebelle ! S’il devait y avoir un coupable, cela ne pouvait pas être lui, il n’avait fait qu’obéir. Son acte ne devait pas être si répré


