XXXIVElle se réveille dans la pièce blanche. La chaleur diminue parce que la nuit vient. À nouveau cette impression de dilution de la lumière en même temps que tout son corps ne cesse de trembler. La sensation aussi d’être souillée. Par la sueur. Par ses vêtements collés à la peau. La soif surtout, comme une brûlure, et le mal de tête qui l’aveugle. Conscience de se refermer lentement sur une perception de plus en plus réduite d’elle-même. Bruit. Le bateau bouge. Tout bouge, puis s’arrête. Ou bien c’est elle qui… Un raclement. Plus rien. Film. Comme chaque fois quand elle avait essayé de comprendre en se remémorant la scène de Pen-Hir, ça ressemblait à un négatif photographique. Une plaque noire avec des taches blanches ou l’inverse, selon l’éclairage peut-être. Ou bien son cerveau était


