Chapitre 6

2539 Mots
Yûnus Je me réveille et m'étire avant de porter mon attention vers la fenêtre. Aujourd'hui on va faire notre cambriolage, j'ai tout ce dont j'ai besoin mais je le sens pas. Je balaye la couverture et pars me laver. J'essaye de mettre mes mauvais pressentiments de côté et me détendre. Je mets un survet et pars vers la cuisine. Ma mère est au marché, Jibril en cours et Ismael n'a pas dormit à la maison. Je salue Assia, elle me répond et me dépose mon petit-déjeuner. Je mange tranquillement, une fois fini je sors de chez moi. Je pars courir, je fais le tour d'un parc et je vais à la salle. Je kiffe faire de la boxe ici ça me permet de défouler. [20h40] Après avoir mangé et m'être lavé je sors de chez moi avec Ismael. On monte dans sa voiture et il conduit jusqu'à l'entrepôt du pote de Karim. On range nos armes derrière nos pantalons et on rejoint les gars. Y'avait Karim, Zaïr, Redouane et Caleb l'informaticien. Zaïr : Bon je réexplique le plan. Reda tu reste dans la voiture et tu te charge de nous prévenir si y'a les keufs, Caleb tu nous ouvres les portes et tu désactive toutes les caméras et les systèmes d'alarmes. On aura alors 15 minutes, Krimo tu nous met le code du coffre, Isma' et You' faut que vous trouviez tous les objets de valeurs dans leur chambre pendant que moi et Krimo on vide le coffre et charge les sacs. Après vous nous rejoigniez, on prend les sacs et on se tire. Ismael : Ok c'est bon. Karim : Vous avez tous vos armes et vos cagoules ? Nous : Ouais Caleb : Ils viennent de s'endormir, il y aura un garde qui surveille la porte principale mais il part toujours à 23h15 pendant 15 minutes téléphoner sa femme, c'est le temps que vous avez pour rentrer et sortir, les deux du grillage faudra les assommer. je commence le piratage, j'ai des oreillettes et des micros vous pourez communiquer entre vous et je vous donnerez les consignes. Moi : Ah ouais t'assure mon gars. On met tous nos oreilletes et nos micros pendant que Caleb commence son piratage. On monte dans la voiture de Redouane, tous vêtu de noir. Caleb : *C'est bon, faut que vous y allez maintenant le garde revient dans exactement 15 minutes.* On met nos cagoules et sort de la voiture. On passe par derrière et on atterit devant une grille, ils étaient posés à discuter ils nous ont pas vu arriver par derrière. On les a assommés et Redouane s'est chargé de les attacher pendant qu'on rentrait. Caleb : *Le code c'est 33471.* Moi : en tapant le code, 3-3-4-7-1 On pousse la grille et face à la porte principale, Karim réussit à l'ouvrir avec une pince. Il faisait entierement noir, d'un geste de la tête on comprend qu'on doit se séparer. Arme à la main, on avance en faisant de petit pas vers le salon. On a fait pièce par pièce mais c'était beaucoup trop grand pour tout faire en 15 minutes. 5 minutes avant la fin, on rejoint Karim et Zaïr à l'étage d'en dessous. Il cachait son coffre derrière un tableau comme chaque riche qui se respecte. On prend chacun un sac et on le vide. Environ 700 000€ et tout ça en cash. Je sais pas dans quel trafic est baigné ce mec, je sais même pas qui est ce mec mais sa thune va faire mon bonheur. Caleb : *Vite les gars j'aurais le contrôle encore 5 minutes et après vous serez enfermez ici.* Zaïr : Combien de temps exactement ? Caleb : *4 minutes et 56 secondes.* Ismael : C'est bon on a presque fini. On continue de charger rapidement, j'ai jamais vu autant de billet de toute ma vie. Caleb : *Les gars y'a un problème !* Moi : Quoi quoi quel problème ? Caleb : *Y'a un autre serveur qui veut accéder aux donnés.* Karim : Parle français, ta langue informartique là je comprend que dalle. Caleb : En gros y'a une autre personne qui essaye de pirater le logiciel de surveillance. Zaïr : Putain... Caleb : Karim je crois que ta pseudo source essaye de te la mettre à l'envers. Karim : Le fils de.. Moi : Tu t'es pas dis c'est bizarre toi aussi un mec il sort de nul part il te demande que 10 000 sur 700 000 balles ! Karim : J'ai pas réfléchi p****n ! Zaïr : Reda est-ce que tu vois une voiture ou un camion quelque part ? Redouane : Non non y'a rien. Ismael : Bon Krimo prend la dernière liasse on se casse. Caleb : *C'est trop tard !* Zaïr : Comment ça c'est trop tard ? Caleb : *Le serveur vient de prendre le contrôle je suis déconnecté.* Moi : -à Karim- On fait quoi maintenant petit génie de mes couilles ?! Karim : Ferme ta gueule, je sais pas. Moi : Ouais en attendant c'est toi qui m'a embarqué dedans ! Karim : Je t'ai obligé à rien t'as accepter tout seul alors viens pas m'accuser baltringue ! Moi : En attendant si je vais en zonz ce sera de ta faute ! Karim : Beh j'espère que tu va y aller et que tu vas crever ! Ismael : Eh ! On a pas le temps de s'embrouiller là faut qu'on trouve une solution. Caleb : *J'ai une idée !* Zaïr : Beh dit ! Caleb : *Prenez tout.* Redouane : Oh les gars y'a une voiture. Caleb : *Cache toi Reda, si ils te voient tout seul il pourrait te prendre comme monnaie d'échange.* Moi : On fait quoi nous ? Caleb : *Faites ce que je vous dis.* Il nous indique la direction, on passe par une grande bouche d'aération et on fini par atterir dehors. Redouane s'était déplacé, on monte vite dans sa voiture et il roule à toute allure. Zaïr : C'est bon les gars on a fait le taf. Moi : Ah j'ai eu un coup de chaud sur ma vie. Karim : Ouais et je vais bien régler mes comptes avec l'autre batard... On s'arrête près de l'entrepot. On prend toutes nos affaires, armes, cagoules, gants tout ce qui a servir et on les brûle comme ça aucune preuve sur nous. On rentre, on compte tous les billets et on se les départage équitablement. On se dit au revoir et Ismael et moi on remonte dans sa voiture. Pendant tout le trajet on se tapait des barres de rires, arrivé à la maison je me suis lavé, j'ai caché l'argent dans un lieu sur et je suis reparti en soirée avec Ismael. J'arrive pas à croire ce que je viens de faire. [...] Le lendemain. [13h56] Je me réveille, je fais ma routine et je pars voir ma mère à la cuisine. Ma mère : Bien dormi ? Moi : Impec'. Ma mère : Vous êtes pas rentré trop tard hier ? Moi : Mmh je sais pas vers 2h je crois. Ma mère : Mmh. Moi : Maman ? Ma mère : Oui mon fils. Moi : Tu voudrais pas partir en vacances ? Ma mère : Vacances ? Je reviens du Maroc avec Assia. Moi : Non non je te parle de vrai vacances, je sais pas, tu m'a toujours dis que tu voulais aller dans une île. Ma mère : Oui. Moi : Beh on attend les vacances scolaires et on y va. Toi, moi, Jibril, Assia, Ismael en famille quoi. Ma mère : rire, Yûnus, j'ai même pas assez d'argent pour payer mes dettes tu veux que je vous emmène en vacances ? J'aurais bien voulu mon fils mais... Moi : Non non c'est moi qui paye tout. J'ai économisé longtemps avec Ismael maintenant je veux t'offrir ça. Ma mère : Yûnus qu'est-ce que t'a fais encore ? Moi : Mais rien, je t'ai dis Ismael et moi on a économisé longtemps, je travaillais au garage avec le père de Zaïr Ma mère : T'es sûr de ça ? Elle avait l'air de me soupçonner mais sa conscience semblait la rattraper en mode "non il ne ferait jamais rien d'illégal". Si elle savait.. Moi : Bah ouais. Ma mère : Mmh, dit-elle peu convaincue Elle me dépose une assiette et un b****r sur la tempe. Je finis de manger, ma mère part faire le ménage et Ismael se pose devant moi. Ismael : Bien ? Moi : Mmh et toi ? Ismael : Ouais, ça te dit on se barre un peu ? Avec Zaïr, Krimo et Reda. Moi : Vas-y, où ? Ismael : Je sais pas, Thaïlande ? Moi : Non y'a que des prostitués là-bas. Ismael : Beh justement frère, on va bien profiter. Moi : Non non ça m'interesse pas, moi je veux Punta Cana ou Espagne. Ismael : Vas-y Punta Cana ça tue, on part bientôt, pendant une semaine. Moi : Ouais, j'ai dis à maman qu'on irait en vacances en famille, ça lui fera du bien. Ismael : Ouais ouais c'est une bonne idée. Moi : Ouais, je m'occupe de ses dettes et ses factures et toi les meubles, elle voulait refaire la déco. Le reste t'en fais ce que tu veux. Ismael : Ouais, bon vas-y je dois bouger là. Moi : Vas-y. Il sort de la maison, je finis de manger et sors aussi. [...] Y'a peut-être un mois qui est passé. On était partit 10 jours aux Seychelles en famille. Je voyais ma soeur et mon frère tout émerveillés, ma mère était plus que heureuse alors je pouvais que être content. Après les gars et moi on est partit à Punta Cana, c'était le feu là-bas. On est resté une semaine et on a bien profité. Ma mère me tire les oreilles pour que j'aille en cour. J'ai esquivé pendant un mois mais maintenant ça marche plus. Je me prépare et je sors de chez moi avec Jibril. Je le dépose au collège et je conduis jusqu'au lycée. Je monte en cours, je vois que Jîhen est revenu. Elle a toujours la tête baissée, les yeux rivés sur la table. J'avance vers elle et finit par m'assoir sur la chaise, à ses côtés. Je la regarde du coin de l'oeil et sors mes affaires. J'étais en train d'écrire le cours, pour une fois. Je sens qu'on tapote mon bras, je tourne la tête vers Jîhen et elle me glisse un papier. Jîhen : "Le prof a dit qu'on devait faire un travail à deux." Moi : Toi et moi ? Jîhen : "Oui, si tu veux je peux le faire toute seule et mettre ton nom." Moi : Ça te dérange pas ? Jîhen : "Non." Moi : Beh ci-mer. Elle me fait un petit sourire et continue d'écrire. Ma journée de cours passe rapidement, je sors du lycée et me dirige vers ma voiture. -? : Yûnus ! Je me retourne et je vois Kenza. C'est une meuf de ma classe mais que elle me chauffe je vous jure, elle a trop faim cette fille. Moi : Quoi ? Kenza : Tranquille, ça va ? Moi : Ouais ouais t'as vu je veux pas taper la discute avec toi là tu me veux quoi ? Elle se retourne avant de reporter son attention sur moi le sourire aux lèvres. Kenza : Tu peux me déposer s'il te plait ? Je dois voir ma mère c'est trop urgent. Je lance un regard vers où elle a regardé tout à l'heure et voit Jîhen qui nous observe. Quand elle voit que je la regarde elle baisse les yeux et avance vite. Moi : Ouais monte, tu me casse les couilles une seul fois la vie de ma mère je te jette sur la route. Kenza : en souriant, Merci. Bref, elle est monté, j'ai conduis jusqu'à chez elle. Elle m'a remercié toujours avec son sourire là, je sais pas ce qu'elle veut mais bref. Je me gare dans le parking de la cité, je fume une clope vite fait avant de monter chez moi. Assia et ma mère font à manger pendant que Jibril prie. Je m'allonge sur mon lit mais je sens mon téléphone vibrer, c'était une notification sur snap : *C'est Kenza, j'ai oublié mon téléphone dans ta caisse.* Moi : *M'en fous.* Kenza : *Vas-y s'il te plaît, j'en ai besoin * Moi : *Je te le donne demain en cour * Kenza : *Non s'il te plaît You' j'en ai besoin.* Moi : *M'en fous.* Kenza : *Je t'en supplie ! Et je te laisse tranquille.* Moi : *Vas-y viens dans ma cité, la vie de ma mere t'es pas devant la boulangerie dans 5 minutes, je vends ton tél'.* Kenza : *Ah merci t'es le meilleur * Moi : *Ouais ouais.* Une migraine celle-là, en deux secondes elle a réussi à me prendre la tête. Je remet mes chaussures et sors de chez moi. Je vais d'abord prendre son téléphone dans ma voiture et je marche jusqu'à la boulangerie. C'était vite fait mais juste le fait que je fais bouger mes jambes pour cette...voilà. Elle me fait un grand sourire, elle a trop cru je ramène son téléphone c'est bon on est potes. Kenza : Ça va ? Moi : Ouais, tiens. Kenza : Merci c'est gentil. Moi : Ouais bref je bouge. Kenza : Non attend euh...tu...tu veux venir chez moi ? Y'a personne. Alors la y'a l'ange et le démon qui se battaient, bon c'était surtout le dalleux et l'immam. Je l'a voyais avec son short qui moulait toutes ses formes, je pouvais pas résister. Moi : Avance. Elle habitait juste en face de ma cité, on marchait vite fait jusqu'à son bâtiment. Elle ouvre la porte avec ses clés, elle habitait au 1er donc on monte les escaliers et au même moment je vois Jîhen descendre. J'étais grave choqué de la voir, je savais même pas qu'elle habitait ici, elle lève les yeux et me voit. Elle était encore plus choquée de moi surtout de me voir avec Kenza. Kenza : Ah Jîhen salut. Elle fait un hochement de tête en guise de réponse puis tourne son regard vers moi, ses yeux gris plonge dans les miens. On se regarde une fraction de secondes avant qu'elle reprenne ses esprits et descend les escaliers. J'avais un peu honte de ce que j'allais faire maintenant que j'ai vu Jîhen. Je sais pas pourquoi, pourtant je m'en fous de sa vie. C'est sûrement le fait qu'elle soit toute...je sais pas...pure ? Et que moi je suis là avec une meuf à moitié habillé. J'ai pensé deux secondes avant que le dalleux revienne vite avec toutes ses pulsions perverses. J'attrape Kenza par les hanches et la fait rentrer dans la maison. [...] Il est 20 heures quand je finis par rentrer chez moi. Je pars me laver et me met en survet. Comme chaque soir, je me pose sur le toit et je pense en fumant. Je pense à ma de vie, à ces 19 années sur cette terre où j'ai rien foutu. Je baigne dans l'argent sale, je sais que c'est pas une vie mais en tout cas c'est la mienne. Je pense souvent à ELLE. J'avais une meuf à l'ancienne, la première mais aussi la dernière. Je l'aimais de fou, que je faisais le canard avec elle. Mais un jour elle s'est barré comme ça, elle m'a envoyé juste un "c'est fini". Depuis je me suis toujours juré de plus jamais m'attacher aux meufs. J'ai toujours été un mec solitaire mais là je sens que j'ai besoin de quelqu'un, de quelque chose je sais pas d'un but. Je sais pas moi, à 19 ans t'as une vie quand même non ? Mon esprit se remplit de pensé amer, je fume sans m'arrêter. Je respire à pleins poumons et je recrache cette fumée grise qui tue ma santé un peu plus à chaque bouffée . Je continue de regarder les étoiles et mes pensées finissent par se tourner vers ce petit bout de femme, cette poupée au coeur fragile et au visage d'ange : Jîhen
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