Avec mes souffrances. Avec ma culpabilité. Avec ma monstruosité. Avec mon âme. M’élevant dans les airs, mes mains s’écartèrent pour à présent accueillir tout ce que la nature m’offrait. Un doux tintement aux oreilles perçut par la brise que je déclenchais. La sensation de plénitude avec la pluie qui frappait ma peau. Une senteur autant savoureuse que dérangeante avec la mixture des feuilles mortes et l’odeur de sang qui se répandait dans mes narines. Il n’y avait plus de conflit intérieur. Plus de rancœur. Plus de haine. Plus de colère. Il ne me restait plus que l’essence de mon existence : la vie. Mon chemin, au fil des siècles fut une succession de barrages et de rencontres bien souvent néfastes. Au moment d’ouvrir les yeux, je tendis les deux mains. Ce ne fut ni la foudre


