VIIILe jour se levait quand Miguel, émergeant du souterrain, se retrouva dans les bois de Kermoal. Un épais brouillard enveloppait les arbres dénudés, ce qui faisait fort bien l’affaire du jeune homme : il pourrait ainsi facilement s’approcher du château et guetter le passage, qu’il espérait prochain, d’Hoëlle ou de son père, sans attirer l’attention de nul autre. Il désirait avant tout n’être pas vu de Mocaër, lequel ne devait, à aucun prix, avoir vent d’une alliance entre les Tréguidy et le jeune Espagnol. Mais, comme ce dernier arrivait tout près de son but, il remarqua qu’une agitation insolite régnait dans la vieille demeure. Les fenêtres étaient éclairées, des ombres passaient derrière les rideaux... En s’avançant davantage encore, il entendit un bruit de voix rudes. « Les sans-cu


