XIÀ la fin de l’automne, M. et Mme de Porspoët reprirent la route de Paris. Linda acceptait de moins en moins volontiers les séjours à Trenarvan, qu’elle trouvait sinistre et solitaire, et elle préférait de beaucoup la capitale où elle s’amusait, rencontrant de nombreux amis et se pavanant devant eux dans des toilettes somptueuses. L’hiver revint, avec son cortège habituel de pluie, de brouillard, de vent, de froidure. Au manoir, l’existence suivait son cours habituel, où les leçons, les jeux, les promenades se succédaient pour les deux jeunes gens. Ce n’était plus tout à fait pareil, cependant. Ahès avait entendu maintes fois Linda se plaindre avec acrimonie de la vie terne et ennuyeuse qu’elle menait à Ty an Heussa, et son imagination s’emparant de cette idée lui faisait à son tour con


