– Henriette, reprit-il, subitement radouci, ze souis pour vous le passé, ze souis le souvenir, les premièr’amours. Ne mé traitez pas come oune étranzère. Pensez à tout mon entouraze, à oune zeune fille, à sa povre maman que vous allez tortourer, quand vous pourriez faire lé bonheure de toute oune famille. – Et le mien ? fis-je. – Et le vôtre aussi. On est touzours contente de faire lé biène. On attendait sans doute peu de résultats de cet entretien ; car la vieille Adda Gordon, qui n’avait pas seulement d’une mère la tendresse et le dévouement, mais aussi la fureur et l’acharnement à défendre sa progéniture, accourut avec Gisèle, comme l’arrière-garde qui doit décider la victoire. Avec ces façons hautaines et familières qu’elle prenait pour me parler chez les Gondrecourt : – Henriette


