5 Histoires d'Orgie
Pauline Costa
Partagée devant son Mari
TOME 1
Je m’appelle Zoé, et j’ai 33 ans. Je suis mariée à Tom, qui lui en a 31. Nous sommes tous les deux très heureux ensemble. Mais Tom ne m’a jamais totalement comprise sur un point : ma sexualité.
Tom est un homme vraiment gentil, et il me donne tout ce dont j’ai besoin. Et je sais que je peux passer pour une femme capricieuse à lui en demander plus. Mais je ne peux pas m’en empêcher.
Nous nous sommes rencontrés au lycée. J’avais 18 ans, j’étais en terminal, et Tom, lui, en avait 16.
C’était déjà un très beau jeune homme. Ses cheveux étaient légèrement plus clairs qu’aujourd’hui. Je trouvais déjà que ses yeux verts étaient irrésistibles. Il avait le visage plus rond qu’aujourd’hui.
Il faisait moins adulte (mais je pense que tout le monde faisait moins adulte il y a 15 ans). Moi, j’étais déjà une petite brune. D’ailleurs, depuis l’époque du lycée, on ne peut pas dire que j’ai vraiment grandi.
Je me souviens, Tom et moi nous sommes rencontrés devant le lycée. J’étais assise sous un arrêt de bus, pour me réfugier du léger vent qui s’était levé. Il était très tôt. Tous mes amis étaient en cours, car ils avaient eu la bonne idée de choisir espagnol LV2.
Et moi, évidemment, j’avais pris Allemand… Alors je devais attendre deux heures avant de devoir me rendre en cours.
À cause des horaires des bus, j’étais obligée d’arriver très tôt. (Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais les horaires de bus sont toujours particulièrement embêtants quand on a le malheur de vivre en campagne reculée : un bus le matin, et un le soir.
Et si on n’avait cours que dans l’après-midi, et bien il valait mieux avoir prévu toute sorte d’occupation pour ne pas sombrer dans l’ennui). Alors j’étais là, en train de fumer une cigarette. Et Tom est arrivé. Il avait besoin d’un briquet. Je lui ai donc prêté le mien, et il est resté près de moi pour fumer sa cigarette.
Nous avons tous les deux entamé la conversation, et en deux heures, nous étions déjà devenus amis. Très vite ; nos deux heures de discussion le mardi matin sont devenues un rituel. Petit à petit, nous avons appris à nous connaître dans les moindres détails.
Et c’est tout naturellement qu’au bout de quelques mois, nous sommes tombés follement amoureux. Je n’avais jamais ressenti ça pour personne (il faut dire que le peu de relations que j’avais connue avant lui ont toutes étaient plus ou moins foireuses).
Dès le début, il m’a tout de suite comblée de bonheur. Très vite il nous ai devenu impossible de faire l’un sans l’autre. Ensuite, nous avons poursuivi des études différentes : il voulait devenir informaticien, et moi, après un baccalauréat littéraire, je voulais devenir fleuriste.
Mais ça n’a jamais été un obstacle pour nous : il en fallait plus pour nous décoller. Nous nous sommes très vite installés ensemble. Au début, nous avons vécu trois ans dans un petit dix-neuf mètres carrés. Nous étions un peu l’un sur l’autre, mais ça ne nous dérangeait pas.
Même quand l’un de nous devait aller sous la douche, nous n’étions pas obligés d’arrêter notre conversation.
Puis, à la fin de nos études, nous avons pu commencer à travailler. Alors nous avons loué un appartement plus grand. Nous étions vraiment bien dedans. Et sept ans après notre rencontre, Tom m’a demandé en mariage. Il m’avait invité dans un restaurant très romantique. À vrai dire, au début je pensais qu’il m’avait invitée pour fêter sa promotion.
Mais, lorsqu’il s’est mis à genoux devant moi, qu’il a sorti la bague, et qu’il a prononcé la phrase magique, j’ai fondu en larmes. Je m’en souviens comme si c’était hier.
– Zoé, mon amour, ça fait déjà sept ans que tu fais de moi le plus heureux des hommes. Sept ans que j’ai vus dans les yeux de la petite brune de l’arrêt de bus, qu’elle et moi nous allions vivre une très grande et une très belle histoire d’amour.
Sept ans que je me meurs d’amour pour toi. Me réveiller près de toi tous les matins et la plus belle chose qui soit. M’endormir tous les soirs contre toi, sentir la chaleur de ton dos contre moi, voir ton sourire au réveil, et te retrouver chaque soir après une longue journée de travail, c’est ça qui me rend heureux. C’est ça qui me fait me sentir vivant. Mais aujourd’hui, ça ne me suffit plus.
J’ai envie de pouvoir crier au monde entier que tu es ma femme. J’ai envie d’officialiser notre amour. J’ai envie de m’unir à toi à tout jamais. Alors Zoé, est-ce que tu veux bien m’épouser ?
Je me souviens avoir beaucoup pleuré. J’étais absolument bouleversée. J’ai accepté en me jetant à son cou. Ça reste l’un des plus beaux jours de ma vie.
Après le mariage bien sûr. Après sa demande nous l’avons annoncé autour de nous. Dans l’année, nous étions mariés. Depuis, nous vivons toujours un amour intense.
Jamais je n’ai eu l’impression que la flamme était en train de s’éteindre. Je suis toujours aussi amoureuse de lui que lorsque j’avais dix-neuf ans. Entre temps, nous avons acheté notre maison. Une magnifique petite maison, très lumineuse, avec un grand jardin. Nous avons aussi adopté un magnifique golden retriever. Nous sommes tous les deux absolument comblés.
Et jamais en quinze ans nous n’avons failli à la fidélité que nous nous sommes promise. Je suis la seule femme que Tom ait connue en quinze ans. Et Tom est le seul homme que j’ai connu depuis quinze ans. Je pense que je peux dire que nous sommes ce que nous appelons des âmes sœurs.
Au-delà de mon couple, je m’épanouis totalement dans mon métier. J’ai toujours aimé le jardinage lorsque j’étais petite. Et de façon générale, j’ai toujours beaucoup aimé les fleurs.
J’aime voir un beau sourire sur le visage d’un homme ou d’une femme lorsque je leur livre des fleurs de la part de leur moitié. J’aime conseiller de jeunes amoureux sur les fleurs à choisir en fonction du message qu’ils souhaitent faire passer.
Et j’aime composer des bouquets. En fonction des saisons, en fonction des arrivages, essayer de composer de magnifiques bouquets frais, festifs, des bouquets qui pourront égayer des personnes et illuminer des visages.
Et j’aime prendre soin des plantes en pot. C’est facile de s’occuper d’une plante, et ça m’a toujours beaucoup détendue. Au début je travaillais dans une grande enseigne de jardinage, mais je me suis très vite rendu compte que je n’aimais pas le côté industriel et en chaîne de ce type de grand magasin.
Alors, dès que j’ai pu, je me suis précipitée sur un poste dans une petite boutique. La patronne était vraiment adorable avec moi. Elle m’a appris presque plus de choses que je n’en avais apprises en cours.
C’est vrai que durant mes études, on m’a surtout appris à composer des bouquets, et à gérer une boutique de la manière la plus commerciale qui soit. Mais la patronne, elle, m’a montré qu’il était possible de mettre tout son cœur dans la composition florale. Lorsqu’elle a dû fermer boutique à cause de son état de santé, j’ai été vraiment triste.
Et ça a été une période assez compliquée pour Tom et moi. J’ai eu beaucoup de mal à retrouver un poste. Actuellement, je suis dans une petite chaîne de fleuriste.
Ce n’est pas aussi intime que la dernière boutique dans laquelle j’avais été, mais ce n’était pas aussi commercial que dans la chaîne dans laquelle j’ai travaillé la première fois. C’est un juste milieu. Mais je songe de plus en plus, et très sérieusement à ouvrir ma propre boutique.
Comme ça je pourrais tout gérer comme je l’entends, et je pourrais créer un petit cocon dans lequel je me sentirais comme chez moi, et dans lequel les clients seront heureux de venir. Je veux créer une sorte de bulle qui serait loin du temps, loin des tracas de la vie, loin du stress, et loin de toutes les obligations.
J’aimerais vraiment créer un endroit unique, où les gens viendraient avant tout pour le plaisir, et pas seulement par obligation pour offrir un bouquet à leur petite amie ou à leur mère. Mais pour l’instant, je n’en suis qu’au stade de rêve. J’en ai déjà plusieurs fois parlé à Tom, et il me soutient complètement. J’ai beaucoup de chance de l’avoir.
Mais malgré toutes ces choses qui semblent faire de ma vie une vie parfaite, je dois bien avouer qu’il y a quelque chose qui me manque dans ma vie.
C’est quelque chose dont j’ai plusieurs fois parlé à Tom. En réalité, j’ai une sorte de fantasme : j’aimerais f***********r avec un autre homme. La première fois que j’en ai parlé à Tom, il s’est vraiment choqué.
Il pensait que je ne l’aimais plus, et que je n’avais plus envie de lui. J’ai dû longtemps lui expliquer que ça n’avait rien à voir avec l’amour que je lui porte. J’ai juste envie de pouvoir coucher avec un autre homme.
J’aime Tom de tout mon cœur, mais c’est vrai que n’avoir eu qu’un seul partenaire sexuel à 33 ans, c’est un peu dommage.
Enfin, dommage n’est pas vraiment le mot. C’est juste que j’aimerais avoir eu plusieurs partenaires sexuels, j’aimerais voir ce que c’est que de f***********r avec quelqu’un d’autre, car je n’ai aucun point de comparaison avec Tom.
Et j’aimerais découvrir de nouvelles choses. Mais pour autant, je ne voulais absolument pas quitter Tom. Je suis folle amoureuse de lui, et ça ne risque pas de changer de sitôt. Mais malgré mes explications et mes supplications, Tom avait refusé.
Et je ne voulais pas le faire sans son consentement. J’aurais eu l’impression de le tromper, je l’aurais trahi, et je lui aurais probablement brisé le cœur, et ça, il en était absolument hors de question.
Mais je lui ai tout de même reposé la question plusieurs fois, même depuis notre mariage. Je n’insiste jamais vraiment, mais je me dis que peut-être qu’avec le temps, il a pu changer d’avis et vois les choses autrement. Même s’il n’a toujours pas accepté, j’ai l’impression qu’il prend la chose beaucoup moins mal et beaucoup moins à cœur. Je ne désespère pas. Peut-être qu’un jour il acceptera. Mais j’avoue que je commence un peu à perdre patience…
Aujourd’hui est une très belle journée. Je me suis réveillée de bonne heure, parce que j’ai beaucoup de choses à faire.
J’ai un jour de repos, et j’aimerais en profiter pour passer dans un magasin de jardinerie, et j’ai quelques colis que je dois aller récupérer.
Tom s’apprête à partir travailler. Il dépose un doux b****r sur ma joue, et s’en va. J’allume la télé, et je la regarde distraitement, tout en surfant sur mon téléphone. Je prends mon petit déjeuner devant les dessins animés.
Et oui, même à mon âge, les dessins animés du matin peuvent être très agréables. J’ai l’impression de retomber en enfance. Après mon petit déjeuner, je vais prendre une douche rapide, puis je me prépare à partir.
J’aimerais avoir fini tout ce que j’ai à faire ce matin pour profiter de mon après-midi pour bouquiner un peu. J’ai acheté pas mal de livres récemment, et ils me font de l’œil chaque soir. Alors je vais essayer de me plonger dans l’un d’eux.
Je sors de la maison, et j’allume le moteur. Ah, je n’ai plus d’essence. Bon, et bien je vais devoir passer à la station essence. Voilà qui me fera faire un petit détour.
Mais ce n’est pas grave, il faut beaucoup trop beau aujourd’hui pour se laisser miner par quelque chose de si futile. Je me mets donc en route pour la station essence.
Une fois arrivée, je fais le plein, et je me dirige vers le guichet pour aller payer. Quand je rentre, il y a déjà un homme qui est en train de payer. Il est très grand, et a les bras couverts de tatouage.