13L’adaptation à ma troisième patrie fut lente et difficile. L’Allemand et l’Anglais, l’eau et le feu. J’appris à faire le thé selon une technique centenaire, à préparer le porridge de manière à ce qu’il ne fût ni trop liquide, ni trop compact. Je m’habituai à boire de la cervoise tiède. Je restai cependant allergique aux rognons, saucisses et harengs au petit déjeuner, au mouton à la menthe, à la viande bouillie, aux puddings flageolants, au sherry, aux scones, aux muffins, aux fish and chips. Quand l’envie me prenait d’un repas décent, je me rendais dans un restaurant indien. Un dimanche, Sir Charles m’emmena assister à un match de cricket. Cinq heures à me demander pour quelles raisons des gentlemen habillés comme des collégiens en uniforme couraient, lançaient des balles sous les cris


