VI-8

2008 Mots

Mme Rougon mit la lettre dans sa poche, et, lentement, elle s’assit, en regardant Vuillet en face. Celui-ci, comme très occupé, avait fiévreusement repris son triage. « Écoutez-moi, monsieur Vuillet », lui dit-elle. Et, quand il eut relevé la tête : « Jouons cartes sur table, n’est-ce pas ? Vous avez tort de trahir, il pourrait vous arriver malheur. Si, au lieu de décacheter nos lettres… » Il se récria, se prétendit offensé. Mais elle, avec tranquillité : « Je sais, je connais votre école, vous n’avouerez jamais… Voyons, pas de paroles inutiles, quel intérêt avez-vous à servir le coup d’État ? » Et, comme il parlait encore de sa parfaite honnêteté, elle finit par perdre patience. « Vous me prenez donc pour une bête ! s’écria-t-elle. J’ai lu votre article… Vous feriez bien mieux de v

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