Mme Nisse secoua les épaules, en marmottant que « ce pauvre curé était d’une indulgence déplorable ». Mais elle ne parla plus à Madel de Cécile Charminat. Quant à Constance, elle paraissait fort mécontente de cette intimité. Son affection un peu étroite, un peu égoïste, s’en accommodait mal. Madel enfant, adolescente, n’avait eu qu’elle pour amie. Elle prétendait qu’il en fût ainsi toujours. Et Madel dut supporter des bouderies, des mots secs, des insinuations désobligeantes pour Cécile. Cette année écoulée n’avait pas amélioré le caractère de Constance. Son amie le constata avec tristesse. Comme autrefois, elle excusait de son mieux cette susceptibilité. Mais cette amitié sans douceur ne lui apportait aucun réconfort et elle se sentait tout heureuse, dans sa vie solitaire, de posséder c


