La route de l’espoir Paysages et semaines couraient à l’allure des chevaux, mais les caprices du printemps ralentissaient parfois la course en multipliant les intempéries. La piste poudreuse de la veille qui faisait éternuer les voyageurs, laissait le lendemain la place à un bourbier créé par des pluies diluviennes, auquel cas les passagers se voyaient obligés de descendre de la diligence. Les hommes aidaient alors le cocher à dégager le véhicule qu’il fallait d’abord décharger des bagages afin de l’alléger autant que possible. Tout le monde pataugeait dans la g****e, et les femmes qui attendaient à l’écart pendant le déroulement des opérations, regardaient Edwina avec envie. Ces vêtements masculins qui choquaient toujours plus ou moins ces dames, dans ces instants-là, elles se les seraie


