32 Dimanche 5 juilletIl était un peu plus de onze heures lorsque Marc Renard poussa la porte de la gendarmerie. Il n’avait dormi que par à-coups, hanté par les images assassines de la vieille ferme. L’agent en faction l’introduisit dans le bureau où l’attendaient Pétigault ainsi qu’un autre gendarme, un peu à l’écart, devant l’écran d’un ordinateur. L’adjudant-chef se leva, le visage amène. Il paraissait dans de bien meilleures dispositions que la nuit précédente. Les deux hommes se serrèrent la main, sans chaleur de la part de Renard qui s’assit à l’invitation du sous-officier. L’autre gendarme s’arracha à son PC pour saluer l’arrivant d’un signe de tête. Pétigault ouvrit le bal. — Bien ! Nous avons reçu le rapport du médecin légiste. Vous êtes hors de cause, monsieur Renard ! — Je sui


