13 Mardi 23 juin, le matinIl sentit un bras se poser sur son épaule et tressaillit, puis ouvrit les yeux, s’attendant à découvrir le visage anguleux de l’homme à la péniche penché au-dessus de lui. Les battements de son cœur retrouvèrent progressivement un rythme normal. Son compagnon de chambre, Hervé, l’observait. Il accentua la pression de sa main sur Sylvain. — Hé ! On dirait que je t’ai fait peur ! Tu faisais un cauchemar ? — Oui… peut-être, bredouilla Sylvain, en se frottant les yeux. — En tout cas, faut te lever. Sept heures et demie ! On n’a qu’le temps de prendre une douche et d’avaler le p’tit déj. Faut se pointer sur le chantier à huit heures précises. Sans quoi Simon sera de sale poil. Tu m’diras que ça ne changera pas de d’habitude, enfin, pas la peine de lui donner l’occa


