44Un matin de décembre 1948, Peter Fleig fut libéré de la prison de Bastia au petit jour, sans aucune explication. Même son avocat n’en fut pas avisé. Fleig n’apprit jamais le véritable motif de son incarcération, mais il savait que l’accusation de larcin n’était qu’un prétexte. Deux mois de prison pour l’emprunt d’une paire de jumelles et d’une caméra ! L’ingénieur Loebenberg avait-il cherché à l’écarter de la suite des recherches ? Seul ou sur ordre de son patron Zagamé ? Avec ou sans la complicité de l’État français ? L’hypothèse ne tenait pas. Contrairement à ce qu’avait affirmé le commissaire Bourgeaud, le jour de l’arrestation de Fleig, Loebenberg n’avait même pas porté plainte pour ce vol. Le gouvernement avait-il cherché à le mettre à l’abri de personnes malveillantes ? De la pèg


