53– Sœur Agathe ? La jeune sœur s’avança dans la crypte et s’approcha de la porte qui donnait accès à la petite pièce dérobée. Elle avait les mains jointes, les yeux baissés. On aurait dit qu’elle veillait les corps des sept sœurs qu’elle venait d’empoisonner. — Oui, ma Mère ? — Il fallait le faire. — Je le sais. — De notre réussite dépend celle du Führer. — J’en ai conscience. — Der Orden ist stolz auf dich. L’Ordre était fier d’elle. Et Agathe serait fière d’appartenir à l’Ordre. Un jour, elle retournerait à Berlin pour fêter avec les siens la victoire de l’Allemagne. Ce jour-là, l’Ordre resterait enfoui dans l’ombre des mémoires. Personne n’en parlerait plus. Seuls ses membres en connaîtraient l’existence. Et à jamais, sœur Agathe resterait fière de l’avoir servi. Mère Maria re


