29En Corse, les nouvelles vont vite. Dès le mois d’août 1948, tout Bastia ne parlait que d’un scaphandrier allemand qui cherchait un trésor. Déprimé par les plongées infructueuses et la méfiance de l’ingénieur Loebenberg, Peter Fleig s’était mis à boire. Il passait ses soirées dans des bars entouré de filles, et parlait trop. Pour ne rien arranger, son français s’améliorait de jour en jour. Le secret d’État n’en était plus un. Il s’était répandu comme une traînée de poudre. Fleig était surveillé par la police, comme par le grand banditisme, particulièrement actif à l’époque sur l’île. Il était suivi, épié par des inconnus. Il ne pouvait plus faire un déplacement sans que quelqu’un l’apprenne. La pression s’accentuait, Fleig ne s’en rendait pas compte. Partout, sur les terrasses, au march


