XI

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XI La sombre façade de Branefort a deux fenêtres, derrière les vitres desquelles tremble une lueur, et cependant la nuit est avancée et tout mouvement humain a cessé. L’une de ces fenêtres éclairées donne sur la mer, c’est celle de la chambre de Pauline. On ne retrouve plus dans cette chambre l’ordre rigoureux que la jeune fille aimait à y maintenir. Sur les meubles, il y a des fioles, des tasses et ces mille objets qui se rencontrent dans les appartements envahis par la maladie. La porte est ouverte, et le corridor éclairé ; Mlle Thérèse passe, comme une grande ombre, d’une chambre à l’autre. Elle va du chevet de sa sœur convalescente au chevet de sa nièce, dont la maladie ne fait que commencer, mais qui s’annonce très grave. La fatigue creuse les grandes rides de son front et l’inquiét

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