– Infâme individu ! balbutia Dounia, indignée. – Comme vous voudrez, mais remarquez que je n’ai émis que des hypothèses. D’après ma conviction personnelle, vous avez absolument raison ; le viol est une horreur. J’ai parlé seulement pour vous faire comprendre que vous n’aurez absolument rien sur la conscience, même si… même si vous consentiez de plein gré à sauver votre frère de la manière que je vous propose. Ce serait vous soumettre aux circonstances, à la force, enfin, puisqu’on ne peut pas se passer de ce mot. Réfléchissez à cela ; le sort de votre frère et de votre mère est entre vos mains. Quant à moi, je serai votre esclave… toute ma vie… Je vais attendre ici votre décision… Svidrigaïlov s’assit sur le divan, à huit pas de Dounia. Celle-ci n’avait plus le moindre doute sur le carac


