Emily est réveillée depuis un bon bout de temps, mais n’a pas bougé d’un poil.
Elle se souvient de tout. Du départ depuis le bar, jusqu’à l’arrivée sur le lit de Marco. Elle faisait semblant de ne pas être maitre de ses membres pour qu’il ne la renvoie pas chez elle.
Marco était très prévenant avec elle. Sur le chemin, il lui a dit qu’il était Marco, un ancien de son lycée, et qu’il l’emmènera chez lui juste ce soir pour qu’elle reprenne connaissance.
Emily se souvient vaguement d’un Marco. Elle était en seconde, et lui en classe de terminale, c’est ce qu’il lui a dit.
Elle s’est demandé pourquoi il lui dit autant de choses, alors qu’elle est sensée ne pas l’entendre car elle est sensée être dans les vapes.
Elle s’est souvenu qu’elle a rit à en pleurer en le voyant se tordre le coup pour s’ajuster à sa taille, en la portant, car il était trop long pour elle.
Mais, ce qu’elle ressent en ce moment, c’est de la peine.
Elle a de la peine, car il ne l’avait pas touché. Elle aurait bien aimé qu’il profite d’elle. Les hommes aiment bien profiter des femmes lorsqu’elles ne sont pas consciente non ?
Ou ne la trouve-t-il pas assez attirante ?
Probablement, puisqu’elle sentait trop mauvais à cause des l****s d’alcool qu’elle a bu.
Mais là, elle veut soulager sa peine. Mais comment ? Elle ne le sait pas. Elle a pensé que l’alcool pourrait noyer son chagrin, mais dommage, cela n’a fait que lui donner une migraine.
Elle dormait sur le dos, elle essayait de visualiser la pièce mais n’y voit rien du tout. C’est trop sombre. Elle sentait juste la présence de Marco près d’elle.
Elle avait remarqué en entrant la veille, qu’il n’y avait qu’un lit double place dans la pièce. Il n’y avait même pas de table de chevet, ni de télé, ni de chaise, rien.
Il lui tournait le dos. Surement, pour se retenir de la toucher.
Mais Emily sentait qu’elle voulait une présence masculine. Elle voulait être touchée.
Alors, elle s’est tournée vers Marco, a pris son bras et l’a tiré vers elle pour qu’il se retourne.
Comme elle s’y attendait. Il a bougé et s’est tourné vers elle. Elle a passé le bras droit de Marco sous son cou en guise d’oreiller, et a pris son bras gauche pour la passer sur sa taille. Elle lui a tourné le dos et a passé sa main sur la main de Marco. Elle se sentait bien comme ça, elle se sentait protégée et aimée, même s’il ne se passait rien. Elle sentait le cœur de Marco battre la chamade dans son dos.
Elle s’en fichait. Elle était bien, dans ses bras.