XVIIIÈve dînait le lendemain chez ses cousins. Ceux-ci avaient décidé de lui parler de l’enquête confiée à Félix Andray. Elle apprit ainsi les doutes que conservait Romaine au sujet de l’état véritable de sa mère – doutes que partageaient ses parents et le détective. – Quoi ! on la tiendrait enfermée sans motif ? s’écria-t-elle avec épouvante. Ma pauvre maman ! Ce serait pire que tout ! – Ce n’est qu’une hypothèse. Calmez-vous, Ève ! dit Hoël. Vous voyez que Romaine avait raison de ne pas vous faire part de ses soupçons. – Oh ! je sais bien que ma bonne Romaine a toujours agi pour le mieux, expliqua Ève avec un regard affectueux vers la fidèle servante qui servait à table et s’était arrêtée pour voir l’effet produit sur la jeune fille par la révélation de son cousin. – Vous en auriez p


