XIV La Haute scienceCes premiers succès me mirent en goût : je sacrifiai au culte de la science. Plus d’une fois je me laissai aller à prendre au sérieux les académies au petit pied, les instituts de pacotille, les athénées et autres inventions à l’usage d’amours-propres en disponibilité. Je paraissais aux réunions, je m’associais aux brigues qui les animaient, je risquais le discours au besoin. Enfin je faisais les choses en conscience. Pour compléter mon éducation scientifique, je me mis alors à fréquenter les foyers du haut enseignement et des lumières supérieures, le collège de France, la Sorbonne, l’institut. Il me semblait que nulle part je ne pouvais trouver des notions plus sûres, ni prendre un sentiment plus complet de l’état actuel de nos connaissances. Un coup d’œil jeté sur l


