VIII Un amant in partibus Mais si tout le quartier retentissait des prouesses de Julien, si toutes les fillettes le citaient comme exemple à leurs amants, il y avait une personne qui ne se faisait aucune illusion sur son bonheur. C’était Gretchen. La jolie Gretchen se plaignait de n’être plus aimée comme autrefois. La pauvre fille était heureuse, si l’on veut ; mais elle n’avait pas compté sur l’étrange conduite dont son amant lui faisait une loi. Aussi, employait-elle toute son astuce à découvrir l’intérêt que pouvait avoir Julien à la garder chez lui, absolument comme on garde un épagneul. Lorsque leur conversation roulait sur ce sujet, Julien lui paraissait tellement impénétrable que la résignation lui était venue. Moitié figue, moitié raisin, elle avait fini par prendre son parti


