- «Mais, que s'est-il passé au fait ? » lui demandais-je.
- «je n'en sais rien, je n'avais jamais vu une chose pareille auparavant, ton corps était en train de fumer... ensuite...» me disait-elle paniqué et en effroi.
- « Delphine, tu me fais peur là... » disais-je aussi très paniqué.
- « Clinton... Ensuite » tremblotait-elle en me parlant. « Cette fumée a créé un brouillard, mais quand celui-ci s'estompa, je ne sais pas si c'était toi...» disait-elle effrayé et en larme. « mais je ne pus te voir, mais je vis l'ombre d'un reptile de la circonférence d'un boa. »
- « Un boa ? Moi ?» demandais-je en ecarquillant les yeux en guise de d'effroi. « et ensuite ? » lui demandais-je par la suite, mais il fallait avouer que j'étais très intrigué par son état de panique.
Delphine ne m'avait jamais paru aussi inoffensive, je commençais à me poser des questions sur ma propre personne. Qu'avais-je foutu pour la rendre aussi vulnérable ? Cette question n'arrêtait pas de trotter dans ma tête. Mais aussi il fallait ajouter l'intrigue du reptile qu'elle prétendait avoir vu et qui apparemment s'avérait être moi.
- « Ce qui suivit était horrible. » Me dit-elle encore plus en larme.
Je m'assis à même le sol et je me mis à me taper sur la tête. Une image qui définissait parfaitement mon état d'esprit, s'en était trop pour moi, car je n'en pouvais plus. Le chagrin accumulé ces derniers jours, me fit fondre en larme, il m'était insupportable.
- « Il faudrait vraiment qu'on songe à aller voir un homme de Dieu. » Me dit-elle tout en s'approchant de moi.
L'émotion est quelque chose qui nous est très difficile à contrôler, savez-vous pourquoi ? Parce que c'est le seul moment ou notre corps ne nous demande pas notre avis, pour nous exprimer ses peines.
C'est donc le justificatif du fait que je me mis à pleurer, je ne le faisais pas parce que je le voulais, mais parce que mon corps me le demandait. Je ne comprenais pas comment j'avais fait pour être confronté a une telle situation, alors que j'étais un bon chrétien.
D'autres questions fusaient de ma tête, celui de l'existence d'un Dieu.
C'est vrai, comment pouvait -il laisser faire une chose pareille. Tel était mon inquietude première, mais ce que je ne savais pas, c'était que le temps de Dieu n'était pas encore arrivé et j'allais le constater dans les secondes qui suivaient.
- « Es-tu sure que tu ne te rappelles de rien ? » me demandait-elle
- «Vu que je te dis non. » Disais-je
- « Bon... je vais tout te raconter alors. » Me dit-elle en s'asseyant près de moi.
Je lui portais ainsi toute mon attention.
- « Je ne vais pas te cacher que de toute ma vie, je n'avais jamais vu une chose aussi étrange. C'était quelque chose de vraiment impensable, tu as réussi à créer un brouillard autour de toi, il était impossible de voir de travers. » me disait-elle le regard perdu sur le lointain.
- « Comment ai-je pu réaliser une chose pareille. » Lui dis-je très surpris par ses dires.
- « Je n'en ai aucune idée, je te le jure, ça n'avait rien de réaliste. » Ajoute-t-elle.
- « Pourquoi y a t-il autant de sang autour de ta cour ? » lui demandais-je
- « Clinton le brouillard est un fait, ridicule par rapport au gros reptile qui émana de celui-ci. Il a tué le curé d'une façon atroce. Constatant, ce phénomène autour de toi, il voulut s'en fuir, et le serpent l'aspira à l'intérieur du brouillard. » Me dit-elle
- «le curé est mort ? »
- « Oui tu l'as déchiqueté en mille morceaux. Son pied est même venu tomber à quelques centimètres de mes pieds, c'était vraiment horrible. »
- « Et les autres ? »
- « Ils ont tous pris la fuite. » Me dit-elle
- « Quand j'ai vu ce que Ce reptile faisait à ce curé, je suis entrée me réfugier à l'intérieur et je le regardais au travers de la vitrail de ma fenêtre. De là-bas, je vis ce brouillard éjecter des parties de son corps. » Me dit-elle. « Mais, la chose la plus étrange fut ce que toi tu m'écrivis au travers de la fenêtre, la main couverte de sang que tu utilisais comme ancre, et en un langage qui m'était étranger. » Lui dis-je
Très réactif à ce qu'elle me dit, je me suis levé et je me rendis à sa fenêtre, histoire de voir de quoi elle parlait. Mais ce que je vis, me donna la chair de poule. Nu, je me mis à reculer ainsi de quelques pas.
Delphine accourut pour venir me rejoindre, mais le contenu était écrit en des caractères qui lui étaient étrangers. Mais que moi j'arrivais à décrypter avec aisance.
- « Qu'as-tu écrit ? » me demandait-elle
Le regard fixé sur la vitrail, je lui dis.
- « On arrive, êtes-vous prêts ? »