Chapitre 09 :

1667 Mots
-Non non non...C'est impossible. Il...il m'a dit qu'il....qu'il allait partir à....c'est pas possible. Vous devez faire une erreur sur la personne. -Peut-être ! Dit il en haussant les épaules. Mais s'il s'agit de Baba Fall, l'ex occupant de cette maison alors sachez que maintenant, il est à des kilomètres d'ici. -Il a pas pu me faire ça ! Il a pas pu gâché l'espoir que j'avais placé en ce voyage pour la capitale ! Dis je en me tenant la tête. -Il a sûrement était aveugle ce gars là pour gâcher l'espoir d'une aussi belle créature ! Sans lui répondre, je retourne chez moi avec le visage larmoyant mais qui ne pouvait pas se voir à cause de la pluie. Heureusement pour moi parce que je ne saurais cacher mes larmes dans d'autres circonstances. -Alors ? L'eau arrive t'il à passer ? -Euh...non...non...Maman ! Le canal semble être bouché par des pierres ! Mentis je. -Qu'est ce qu'on va devenir ? Ton père a battit une case si petite et étroite qu'elle ne serait jamais capable de tenir face à cette pluie abondante. Dit elle. Je parcourais la case des yeux et mon attention s'arrêta sur le haut côté de la case. Les pailles se détachaient petit à petit se répandant jusqu'au bas. -Maman regarde ici ! Lui dis je en pointant du doigt le sujet. -Il faut qu'on fasse quelque chose. Ça risque de tomber à tout moment ! -On ne peut rien faire. Il suffit qu'on la touche pour que tout nous tombe dessus. Il faut sortir de la case Maman et dire aussi à Sandra et à Amadou d'arrêter de tenir le toit de la case avec des bâtons. Nous sommes tous en danger ! -BELLA ! Hurle t'elle. Es tu folle ? Ces cases c'est tout ce que nous avons ! Si on les laisse tomber, on vivra dans la rue. -Oui mais si on reste, on ne vivra pas ! Dis je au même moment où on entendit un ''crac'' faisant tomber du fil barbelé venant du toit. C'est ce qui a suffit pour faire sortir ma mère de cette case et ensemble on fit aussi sortir les cadets au plus vite de leur case. Cinq minutes ! C'est ce qui a suffit pour faire dissoudre toute notre habitat. -Voila ! Maintenant nous n'avons plus rien ! Dit ma mère en éclatant en sanglot dans les bras de Sandra et de Amadou. Et ce qui m'étonnait le plus c'est de voir le contentement de certains de nos voisins par rapport à la détresse qui nous arrivait. Comme on dit: le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et nous étions tous les quatres dans l'eau regardant comme la pluie avait fait voler en éclat nos cases quand Fatou, une de nos voisines nous interpella. -C'est affreux ! Dit elle. Qu'est-il arrivé à vos cases ? -Elles ne pouvaient pas supporter l'abondance de toute cette pluie et elle a donc finit par craquer. Expliquais je. -Je ne vous laisserai jamais vivre dehors ! Venez j'ai une case en bois qui pourra vous servir tous les 4. -Ya Allah que Dieu te récompense ! Dit ma mère. -Amine ! Sourit elle. Nous sommes tous des voisines dans ce village et je sais que si j'étais à votre place, vous auriez fait de même. Ça faisait maintenant 4 jours que nous vivions dans la case de Fatou qui habitait seule avec son mari et même si on vivait ma mère semblait être mal à l'aise que sa famille et elle soient pris en charge par d'autres. Cependant, il y avait qu'elle que cela préoccuper car mes frères et moi vivions sereinement. Toutefois, la famine demeurait toujours et l'on ne mangeait qu'une fois par jour, ce qui pour nous était une véritable chance d'autant plus que la pluie avait cessé. Un jour, je fus envoyé par Fatou d'aller chercher de l'eau au puit quand sur le chemin du retour, je reconnu une voiture familière et je courrais aussitôt vers celle ci après avoir déposer mon sceau. Je me mis devant le véhicule en battant des mains pour qu'il s'arrête. Ceci étant fait, j'allais à sa rencontre au même moment où elle sortit. -Badjéne ! Criais je en lui faisant un câlin. -Bonsoir ma petite chérie ! Dit elle en me caressant les cheveux. Comment vas tu ? -Je vais bien ! Dis je en me détachant d'elle. Ça fait longtemps que je ne t'ai pas vu. -Oui c'est vrai mais je suis là maintenant ! Alors comment ça se passe ici ? -Ah Badjéne ! Les choses vont mal. Mon frère est mort, ma jumelle est à la capitale, mon papa nous a laissé et nos cases ont été emporté par la pluie. -Vous habitez dans la rue ? Dit elle en ecarquillant les yeux. -Non, non. Nous vivons dans une case voisine. -Je t'avais promis de venir te rendre visite et c'est pour ça que je suis là Bella. -Dans ce cas, allons-y. Je vais te présenter à ma famille. Je leur parle beaucoup de toi. -Ah oui ? J'espère que tu n'as pas dit de mauvaise chose sur moi. -Bien sûr que non ! Dis je en mettant le sceau d'eau dans ma tête avant de lui montrer le chemin. Comment parler de toi en mal ? -Bella à vrai dire c'est pour une toute autre chose que je suis là ! -Dis moi ! -Je suis là pour t'amener ta famille et toi à la capitale. -Tellement de gens m'ont promis ça ! Répondis je narcissiquement. -Je ne partirais pas sans vous. -C'est vrai ? -Oui. -Mais pourquoi ? Qu'attendez-vous en échange ? -Me fais tu confiance ? -Oui Badjéne. -D'accord donc je peux te dire que je ne veux rien en échange apart que tu ne travailles pour moi comme serviteur et que tu suives toutes mes ordres. Quel âge as tu ? Demande t'elle en prenant ma main. -15 ans mais bientôt 16 ans. -Bien. Alors aide moi à convaincre ta famille de nous suivre à la capitale. Ton frère et ta maman vivront dans un appartement luxueux, toute la vie qu'ils ont toujours rêvé d'avoir tandis que ta soeur et toi, je vous inscrirais dans un école internat. -Internat ? -Vous ne rentrerez chez vous que très rarement. Je veux dire l'école aura des chambres pour vous loger. -Mais tu viens de dire que je travaillerais pour toi ! -C'est la même chose Bella. Tu comprendras ! -Merci beaucoup ! Dis je en serrant sa main. J'espère te payais tout ça un jour. -Ce sera pour bientôt ! Dit elle. Il a fallut plus d'une heure pour convaincre ma mère que Badjéne faisait tout ça parce qu'elle voulait tout simplement aidait les gens comme nous et non pas parce qu'elle attendait quelque chose en retour. Donc après plusieurs tentatives, elle a enfin céder et c'est aussitôt sur le champ qu'on s'en allait tous pour Dakar, la capitale. Pendant tout le trajet, je n'arrêtais pas de trouver beau le paysage qui n'avait rien à voir avec notre village: les voitures, les maisons, les boutiques, la mer...... C'était juste magnifique ! Waouw ! Mon rêve devenait enfin réalité ! Badjéne avait respecté sa promesse dès son arrivée en nous installant dans un appartement luxueux avec de vrais chambres, des pièces faites en en ciment, la télévision. Elle nous acheta même à manger, des habits et de nouveaux chaussures avant de nous souhaiter bonne nuit après avoir donner à ma mère une somme d'argent extrême. -Tu as vu comme ils ont l'air heureux ? Me demande Badjéne quand nous fûmes seul sur le pas de la porte. -Oui, ils ont mangés bien plus que ceux qu'ils ont demandés et nous avons chacun une chambre spacieuse. Merci beaucoup tata. -De rien chérie ! Maintenant allez prendre tous un bain et jetez moi ces habits là. -C'est tout ce dont nous avons hâte ! Souris je. -D'accord bon je viendrais te prendre ta soeur et toi dans au plus tard une semaine. Je vous dis donc à bientôt ! Dit elle en déposant un bisou sur mes lèvres. Je restais choquée de son geste mais à la voir souriante, je me dis que ce n'était rien de grave. Ça doit sûrement se passer comme ça ici a la capitale. -Au....revoir ! Bredouilles je aussitôt avant de fermer la porte. La première chose que j'eus faîte c'était de prendre un bain et je ne pourrais jamais décrire mes sentiments à ce moment là. Je prenais ma douche dans une salle de bain avec de l'eau illimité, tellement que je pouvais sentir la boue et toute cette salinité se décoller de ma peau. Aprés ma toilette, j'avais le choix de porter n'importe quelle tenue et c'était la toute première fois. Franchement, qu'aurais je souhaiter de mieux ? Quand je m'habillais de ma tenue pour dormir, j'allais voir ma mère dans le salon entrain de suivre la télé avec les enfants. Quelle belle vie ! -Bella, elle m'a laissé 200.000f pour les repas quotidiennes et elle m'a aussi trouver une carte d'assurance maladie à l'hôpital. -Ah mais c'est super maman ! Sautillais je. -Bella, tout ceci ne me dit rien de bon. Tu as vu tout ce qu'elles a du dépenser pour nous. Elle aurait pu faire moins. -Maman arrête de voir le mal partout. Tout ceci c'est un signe, nous devons nous battre maintenant pour nous en sortir et lui rendre petit la monnaie de sa pièce. Elle dit que dans une semaine, Sandra et moi irons à l'école quand à Amadou, il ira à l'école normale et restera vivre avec toi. -Mon problème c'est pourquoi vous a t'elle inscrit dans un internat ! -C'est sûrement l'une des meilleurs écoles. -...... -Maman tout iras mieux. -Je l'espère Inch'Allah. Si seulement j'avais eu le privilège de retourner en arrière, je l'aurais écouter car c'est à partir de cet événement que toute ma vie a complètement basculée. ......
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER