Moins superstitieux et plus redoutables étaient le financier Verpel, le major Cocktail et Alfred Lenvers qui ne jouait jamais que sur sa main. Ils perdaient cependant, car Darcy avait une banque superbe. Les coups les plus extraordinaires se succédaient à son profit. Il abattait neuf quand ses adversaires abattaient huit ; il gagnait avec un contre baccarat ; il tirait à six, et il amenait un trois. Le tout d’un air indifférent qui exaspérait les pontes. C’était contre lui un véritable concert de malédictions. – Voilà ce que c’est que d’avoir des chagrins de cœur, pensait le capitaine. Malheureux en femmes, heureux au jeu. La taille s’acheva sans que Darcy s’aperçût de la présence de son ami, et lorsqu’elle fut terminée, il ne se retourna point. Au lieu de compter son gain ou d’aider à m


