– Oserai-je vous faire observer que vous en avez bien peu pour la marquise ? dit doucement le capitaine. – Oserai-je vous demander pourquoi elle vous en inspire tant ? riposta la veuve en regardant Nointel en face. Il réfléchit une seconde, mais il prit le parti d’être franc. – Parce que je l’aime, répondit-il sans baisser les yeux. – Vous l’aimez ! cela signifie sans doute que vous voulez l’épouser. – Je l’aime passionnément, et je ne veux pas l’épouser. Madame Cambry tressaillit. – Berthe aussi est aimée, murmura-t-elle. Qu’ont-elles donc fait pour qu’on les aime ainsi ? Puis, se redressant : – Vous finissez par où vous auriez dû commencer, dit-elle en s’efforçant de sourire. C’est ma vocation à moi de protéger les amoureux. Vous l’êtes. Je suis tout à vous. – Quoi ! vous conse


