Chapitre IXLe lendemain de ce jour mémorable où Nointel avait conquis, à force de persévérance et d’argent, la pelisse de Golymine, Gaston Darcy, après un déjeuner rapide et solitaire, achevait de s’habiller dans le cabinet de toilette où il avait, un matin, donné audience à la femme de chambre de Julia d’Orcival. Il venait de recevoir un billet de madame Cambry qui le priait de passer chez elle, et d’amener, s’il se pouvait, son ami le capitaine. « Je ne connais pas l’adresse de M. Nointel, écrivait la charmante veuve, et j’ai absolument besoin de causer avec lui. J’espère qu’il m’excusera de l’inviter par votre intermédiaire à venir me voir. S’il vous plaisait à tous les deux de me consacrer votre soirée, je serais bien heureuse de vous garder à dîner. Nous parlerions de Berthe, qui ne


