Chapitre IV

1355 Mots

Chapitre IVDes pensées plus inquiètes s’emparèrent de moi quand je perdis de vue les côtes d’Angleterre ; mais comme je n’y avais pas laissé d’attachement vif, je fus bientôt consolée, en arrivant à Livourne, par tout le charme de l’Italie. Je ne dis à personne mon véritable nom, comme je l’avais promis à ma belle-mère ; je pris seulement celui de Corinne, que l’histoire d’une femme grecque, amie de Pindare, et poète, m’avait fait aimer. Ma figure, en se développant, avait tellement changé que j’étais sûre de n’être pas reconnue ; j’avais vécu assez solitaire à Florence, et je devais compter sur ce qui m’est arrivé, c’est que personne à Rome n’a su qui j’étais. Ma belle-mère me manda qu’elle avait répandu le bruit que les médecins m’avaient ordonné le voyage du midi pour rétablir ma santé

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