« J’espère, monsieur, demanda-t-elle, que vous me laisserez monter dans la voiture ? Je veux accompagner mon mari. – C’est impossible », répondit brutalement Gilquin. Elle se contint. Elle n’insista pas. « Au moins, reprit-elle, me permettrez-vous de le suivre ? – Les routes sont libres, dit-il. Mais vous ne trouverez pas de voiture, puisqu’il n’y en a pas dans le pays. » Elle haussa légèrement les épaules et sortit donner un ordre. Dix minutes plus tard, un cabriolet stationnait à la porte, derrière le coupé. Il fallut alors descendre M. Martineau. Les deux gendarmes le portèrent. Sa femme lui soutenait la tête. Et, à la moindre plainte poussée par le moribond, elle commandait impérieusement aux deux hommes de s’arrêter, ce que ceux-ci faisaient, malgré les regards terribles du commi


