Le dîner fut très simple. M. Bouchard était garçon depuis deux jours, sa femme ayant dû partir auprès d’une tante malade, dont elle parlait d’ailleurs pour la première fois. Quant au colonel, qui trouvait toujours son couvert mis chez Rougon, il avait amené ce soir-là son fils Auguste, alors en congé. M me Rougon fit les honneurs de la table, avec sa bonne grâce silencieuse. Le service s’opérait sous ses yeux, lentement, minutieusement, sans qu’on entendît le moindre bruit de vaisselle. On causa des études dans les lycées. Le chef de bureau cita des vers d’Horace, rappela les prix qu’il avait remportés aux concours généraux, vers 1813. Le colonel aurait voulu une discipline plus militaire ; et il dit pourquoi Auguste s’était fait refuser au baccalauréat, en novembre : l’enfant avait une in


