Chapitre Treize Je ne suis pas vraiment ce qu’on peut appeler un joyeux luron. Je possède un sens de l’humour, certes, mais ce qui m’amuse avant tout, c’est l’humour noir, le sarcasme grinçant ou encore l’ironie. Je ne suis pas du genre à rire juste parce que je me sens heureux. D’ailleurs, je ne suis pas sûr de savoir ce que ça fait, d’être heureux. Les concepts mêmes de bonheur, de détente ou de béate satisfaction me sont aussi étrangers qu’une promenade sur Mars. C’est dire l’ampleur de ma surprise quand je sens un rire monter du fond de mon ventre suite à la requête de Roxi. Sans parler de cette légèreté dans ma poitrine, ce sentiment de paix intérieure, de quiétude totale ; des choses que jamais je n’avais ressenties auparavant. La sensation est si nouvelle, si agréable, que mon esto


