XDans l’embrasure de la fenêtre du cabinet de son gendre, debout, tant son énervement est complet, sans se lasser, malgré la longueur du temps écoulé, Mme de Saint-Maurice guette le retour de Ploërné. Elle pleure. Mais elle ne songe plus à se plaindre. Ses préoccupations futiles ont disparu, dissipées par de véritables et cruels soucis. Elle connaît l’indigne conduite de sa fille, elle sait que Lydie est partie, sans penser à lui dire adieu, et, depuis deux jours, elle n’a reçu ni une lettre, ni une dépêche, lui apprenant ce qu’est devenue la fugitive. Leïla l’a accompagnée, mais où ? La maison, si pleine de mouvement la veille encore, est maintenant silencieuse comme une tombe. Bernheimer, dès le matin, est venu chercher Raimond, auquel il sert de témoin avec l’amiral Régnaud. Le banquier


