CHAPITRE XXI Ma symphonieJe n’insisterai pas sur ma rentrée au gymnase. Ce fut un véritable triomphe. Maîtres et élèves s’empressaient autour de moi, me prodiguant les témoignages de sympathie et d’amitié. J’eus peine à croire qu’une foule de gens (tous ceux qui me parlaient, entre autres) n’avaient cessé d’être intimement convaincus que Capiton, et non pas moi, était le vrai coupable. Je me suis toujours demandé, en ce cas, pourquoi ils n’avaient rien dit et si sa lettre au contraire n’avait pas été pour beaucoup dans leur conviction. Il s’agissait maintenant de préparer sérieusement l’examen de sortie. J’avais profité des longues heures de mon emprisonnement pour repasser dans ma mémoire à peu près tout ce que je savais. J’eus même la satisfaction de constater que ce temps d’arrêt for


