21 septembre Non, il est indéniable que je suis surveillé. L’homme est toujours là, avec son chapeau à raies et son petit chien placide. Je l’aperçois dès que je quitte la clinique. Il me suit de loin dans ma promenade, me fait escorte jusqu’au taxi. On dirait qu’il s’assure que tout est en ordre. Après, il s’évapore. Jamais il n’est apparu près de notre immeuble, ce qui m’évite d’en parler à Chico. Qui est-ce ? Ami, ennemi ? Ange gardien ou espion ? J’enregistre avec curiosité cette présence insistante, mais n’en éprouve aucune émotion. Preuve flagrante que j’ai bien changé.


