48.

622 Mots

48.Jaquot se mit à courir à travers les sapins, non en ligne droite, mais en zigzag. Il avait un but en cela, ne pas laisser de trace derrière lui, et rendre sa marche semblable à celle d’une bête fauve plutôt qu’à celle d’un homme. La lueur rougeâtre brillait toujours dans l’éloignement. Jaquot sortit de la sapinière. Elle touchait presque à la forêt, mais cependant une b***e de terre l’en séparait. Il se coucha à plat ventre, non sans avoir prêté l’oreille longtemps. On n’entendait aucun bruit, et le jour était loin encore. Alors, en deux bonds, Jaquot eut franchi la langue de terre et sauté le fossé d’enceinte de la forêt. Une fois sous le couvert, il prêta de nouveau l’oreille. Même silence ! Décidément, se dit-il, les gendarmes sont couchés. Et il prit sa course dans la dir

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