53.

721 Mots

53.A huit heures, l’hôtel du Sauvage était tranquille. Les voyageurs étaient au café ou dans la rue, car on s’entretenait toujours de Rossignol, et il y avait de véritables attroupements sur la place du Marché, dans la rue Royale et dans la rue Jeanne-d’Arc. Les gens de l’auberge, maîtres, cuisiniers, garçons de salle et filles de chambre, soupaient en commun. Au deuxième étage il n’y avait guère que les saltimbanques, lesquels mettaient le temps à profit pour une besogne mystérieuse, comme on va voir. Bazire était arrivé à Orléans chaussé, vêtu, comme on dit. Deux chemises de rechange formaient tout son bagage. Il n’avait donc pas pensé à enlever la clef de sa chambre, laquelle était restée sur la porte. Quand les saltimbanques n’entendirent plus le moindre bruit au deuxième étage,

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