NARRATEUR EXTERNE
Abdul et lea étaient en train de travailler
- Abdul : j’aime bien le travail en bichromie que tu proposes et je pense que ton choix sur le bleu et l’orange signifie vraiment quelque chose pour toi, c’est en accord avec ma conception du bâtiment , liberté et dynamisme c’est du très bon travail je vois que tu n’as pas du tout chômé
- ………
- Quoi ? j’ai raté un épisode ? dit-elle à léa qui n’arrêtait pas de regarder son verre de jus en souriant
- Peut être bien , que me répondrais tu si je te demandais ce que tu vois là ?
- Bah un verre de « Bissap » que tu as bu à moitié je dirais
- Hum ok ou un verre à moitié rempli, bon tu as vu les deux couleurs mais tu n’as pas réussi à percer tout le travail qu’il y a derrière. Le bleu symbolise la fraicheur, la liberté et le confiance, fidélité mais tout cet optimisme a besoin d’équilibre
- D’où la couleur orange ?
- Mdr vous les hommes vous m’étonnez dit-elle en se penchant très près du visage de abdul et en le regardant, leur visage était très proche l’un de l’autre
- …………..
- A chaque fois que vous percez un mystère c’est parce que vous avez vu la poitrine d’une femme
- ……………
- Tu as vu l’orange et pourtant tu aurais pu aussi voir le mélange entre le jaune et le rouge
- Effectivement oui
- Le jaune de la créativité, de l’optimisme mais aussi de la traitrise. Tu es beaucoup trop crédule abdul et c’est ton pire défaut
- Et donc le rouge est le symbole de l’amour et en même temps, c’est la couleur du danger
- Voilà il y a toujours deux sens dans la vie, toute chose a des poles
- Ok le principe de la polarité
- Les extrêmes se touchent et toutes les vérités ne sont que des demi-vérités, la vérité chez les uns est un mensonge chez les autres
- Et nous deux alors léa ? qu’est ce qui est vrai ou faux ?
Léa se leva mais abdul lui prit la main et se leva à son tour, elle avait la tête baissée
- Qu’y a-t-il ? tu as peur ? moi aussi Léa mais tu peux ressentir quelque chose dans ta crainte ou bien autre chose, je me suis engagé avec quelqu’un d’autre mais c’est toi que je veux
- Abdul……tu es fiancé à ma meilleure amie mais je ne veux pas que tu l’épouses
Ils se sont ensuite embrassés………….
Ndeye était en appel avec Boris
- Hello chouchou
- Hello chou quoi de neuf
- Cava je vais bien , tu me manques deh
- Mais oui c’est ca , comment peux tu me laisser tomber ainsi ?
- Ay way ne dis pas ca , tu me manques et ca me fait trop plaisir de te voir même si ce n’est qu’en Facetime
- Hum si tu le dis et sinon comment se passe tes vacances ?
- Cava rek hein bof….
- Tu es partis en vacance avec ton homme et tu me dit bof
- Je ne vis pas beaucoup abdul, je m’ennuie souvent et reste seule
- Ah oui ?
- Je te jure
- J’ai même envie de rentrer dès fois en plus ma mère est trop compliquée, Paris me manque
- Rien n’a changé ici en tout cas , métro, boulot et un peu de sommeil
- Tout ca me manque mais ou est aicha elle va bien ?
- Elle est dans sa chambre mais bon je voulais juste prendre de tes nouvelles et puis dépêchez vous de rentrer tous les deux, vous manquez beaucoup à papa
- Ok papa on va bientôt rentrer
- Bon allez je te laisse, passe une bonne nuit
- Allez bisous bonne nuit aussi bye
Aicha entre dans la chambre de boris en même temps
- Ils te manquent tous les deux ou c’est seulement valable pour ndeye ?
- Toi donc tu n’es toujours pas couché en plus tu écoutes les conversations maintenant ?
- Hum donc ndeye te manque tant que ca
- Euh oui et alors ?
- Ah je trouve ca juste dommage d’être toujours amoureux d’une fille qui va bientôt se marier avec ton meilleur ami
- Tss tu sais quoi sœurette tu devrais plutôt aller dormir au lieu de dire que des bêtises
- Des betises ? on verra bien
…………………………………………………………………………
Léa était endormie sur les genoux de abdul qui lui caressait la tête quand elle se leva brusquement. Ils étaient presque nus
- Eh cava ?
- Abdul, il fait quelle heure ? elle pris son haut pour l’enfiler en même temps
- Disons environ 3 heures du matin
- Putain
- Du calme, tu peux dormir ici
- Non non je ne peux pas dormir ici, je dois y aller
- Eh lea calme toi ok , je peux te ramener chez toi si c’est ce que tu veux il n y a pas de problème mais il faut vraiment qu’on parle
- Parler de quoi ?
- S’il te plait, parlons-en
- Abdul qu’est ce qu’on a fait ?
- Léa c’était vraiment plus fort que nous ok , aucun de nous deux ne voulait que ca arrive mais il faut quand même admettre que c’était prévisible
- Mais abdul ce qu’on a fait est mal et tu vas épouser ndeye, imagine qu’elle apprend ca après votre mariage………oh putain
- Ecoute je ne sais pas pour toi mais pour moi ce n’était pas un truc d’un seul soir ok donc je ne peux pas vraiment effacer ca de ma tête
- Et ndeye dans tout ca ?
- Je ne sais vraiment pas, ce qui est sur c’est que je ne regrette pas ce qui s’est passé, je ne regrette vraiment pas
Léa la regarda avec des yeux plein de dégout
………………………………………
Le lendemain abdul comme Léa étaient tout deux pensifs quant à ce qui s’est passé la veille, quelqu’un frappa à la porte de abdul et il s’empressa d’aller ouvrir et c’était ndeye
- Ne me dis pas que tu dormais encore à cette heure ?
- Oui un peu
- Sérieux tu dormais jusqu’à cette heure ?
- Je suis juste un peu fatigué c’est tout
- Qu’as-tu donc fait pour être si épuisé ?
- Euh j’ai bossé….oui j’ai beaucoup bossé et puis qu’on va bientôt repartir, je tiens vraiment à finir ce que j’ai commencé ici et rien d’autre
- Ouais mais cava quand même ca avance ?
- Oui ca avance plutôt bien mais bon ne parlons pas de boulot ok s’il te plait
- Pourquoi es-tu si stressé ? qu’est ce qu’il y a ?
- Non je ne suis pas stressé…
- Tu n’as pas dormi hier ?
- Comme je te l’ai dit, j’ai bossé toute la nuit mais voilà quoi toi dis moi cava ?
- Hum écoute je suis vraiment stressée là, j’ai l’impression d’être sur un œuf
- Et pourquoi ca ?
- Le clash des titans
- ???
- Bébé, nos mamans vont se rencontrer, le diner
- Ah
- Je te jure que je ne tiens plus sur place oh putain
- Bof euh je crois qu’il n y a pas à stresser hein en ce qui concerne ma mère en tout cas c’est vrai que elle est dure mais elle sait rester courtoise quand il le faut donc moi je ne m’en fais pas hein
- Ok…..tu es sérieux là ?
- Quoi ?
- On en avait déjà parlé donc pourquoi tu remets ca ?
- Je ne suis pas en train de remettre ca sur la table ce que je dis c’est que j’espère que ta mère ne va pas faire la même scène qu’elle m’a faite à mes parents parce que si elle fait ca ……..
- Attends déjà pourquoi tu cries comme ca ?
- Je ne suis pas en train de crier
- Mais bien sur que si
- Ok, laisse tomber
- D’où sort toute cette colère ? qu’est ce qui se passe ? pourquoi tu t’en prends à moi comme ca ? et tu me mets tout ca sur le dos.
- …………….
- Toi ca va faire des jours qu’on ne s’est pas vu, je fais le déplacement pour venir te voir et……….abdul tu es c*n quand tu veux c’est incroyable, comme si j’avais besoin de ca, pourquoi crier ?
- Ok je suis désolé, je crois que en fait je refuse d’admettre que tout ceci me stresse le plus, je suis désolé de t’avoir crié dessus
- Ne laisse plus passer ca
- Oui je sais
Elle l’a pris dans ses bras ensuite
- Ndeye : je t’aime
- Je t’aime aussi ndeye
Gini était dans la maison conjugale de sa sœur et la trouve dans la cuisine
- A qui fais tu ces œufs ?
- A mon mari évidement, il va bientôt se réveiller
- Mais Nathalie ca alors….
- Qu’est ce qu’il y a ?
- Au lieu de lui en coller une pour sa grasse matinée , tu lui fais des œufs ?
- Meles toi un peu de tes affaires gini
- C’est tout ce que tu trouves à e dire, je m’en vais moi
- Ou ca ? et puis comment s’est passé ta soirée d’hier avec abou ?
- Oui c’était pas mal
- Il ne te plait plus ?
- Si pourtant , il a des qualités mais hier il a osé laissé sa voiture pour nous faire prendre un bus, je bouillonnais de l’intérieur , j’en suis sur qu’il avait une panne d’essence
- Voila que tout est dit, je savais que tu me cachais quelque chose, décidément tu ne changeras jamais tu lui jetais des fleurs bien avant votre rencart et maintenant tu veux le larguer pour des histoires de bus, tu es vraiment matérialiste gini moi je te reconnais plus hein
- Tu le penses vraiment ? je ne suis pas matérialiste contrairement à ton flemmard de mari
- Je ne te permets pas de lui parler ainsi et puis pour le cas de abou il vaut mieux le laisser partir à temps au lieu de lui faire perdre son temps pour rien, ne lui causes pas du tord
- Ce n’est pas aussi simple que ca
- Ah ok
- Bon j’y vais
- D’accord
A peine sortit de la maison elle voit lucas en face
- Lucas ?
- Salut cava
- Tu fais quoi ici ?
- A ton avis ? je viens te voir
- Tu viens me voir comme ca sans prévenir ?
- Ca ne t’a jamais dérangé non ?
- Tu veux dire avant. Mais là je sors
- Attends, laisse moi te déposer quand même
- Bon ok
Ils entrent dans la voiture
- Alors gini tu as réfléchi à ma proposition ?
- Laquelle ? désolée mais j’ai autre chose en tête en ce moment hein
- Tu penses vraiment me faire avaler ca ? je te connais trop bien
- Tu sais lucas , il faut savoir que la gini que tu as laissé ici, il y a 2 ans ce n’est pas la même qu’aujourd’hui hein
- Ok je vois, dis moi que représente l’homme avec qui je t’ai vu la dernière fois pour la nouvelle gini ?
- A ton avis ?
- Un rival ?
- ………….
- En tout cas j’espère bien pour lui qu’il sait se battre parce que je ne lui laisserai rien
Bachir lui passait un appel alors qu’il était chez lui. A la fin de son appel sa femme vint vers lui
- Que fais tu là tout seul chéri ?
- Je devais passer des appels mais cava maintenant
- Si tu ne fais pas vite je risque de partir avec annita, n’oublie qu’on est dimanche aujourd’hui et je veux qu’on profite bien de la journée
- Ok d’accord tu as raison je m’excuse
- En plus tout le monde t’attends, as-tu oublié notre sortie ?
- Jamais , sinon je suis sur qu’annita me tuerai
- Tu la connais bien alors allons y
De son coté cherif avait obtenu le numéro de la tante de Anne, mami
- Allo c’est qui cherif ?
- Oui c’est moi, j’ai eu beaucoup de mal à te joindre
- Ahh c’est vrai c’est Abba qui m’a donné ton numéro me disant que tu voulais me joindre
- En effet , on était de très bons amis tous les deux du coup j’ai pensé à toi et à ta nièce Anne la belle mais que devient-elle au juste ?
- Ne m’en veux pas cherif
- De quoi ?
- Je suis allée au Canada car la situation était devenue trop compliquée là bas , en plus anne était malade et hospitalisée, elle a fini par mourir
- Que dis-tu ?
- Elle souffrait de drépanocytose et elle a fait une crise, elle a fait plus de six mois à l’hôpital
- C’est terrible ce que tu viens de me dire , en plus je n’ai pas eu l’occasion de connaitre ses parents mais je veux leur présenter mes condoléances car je suis à Dakar actuellement, saurais-tu m’indiquer chez l’un de ses proches ici ?