CHAPITRE 30

2520 Mots
Ndeye était chez abdul et c’est cherif qui lui avait ouvert la porte -         Vraiment la chaleur de votre pays m’est vraiment insupportable -         Ah alors tu ne te sens pas concerné ? -         Evidemment, vu que je ne viens qu’en Décembre ou en Avril, je vous laisse avec votre chaleur Abdul les rejoint au même moment -         Cherif : boy je vais aller voir mes potes aux HLM -         Abdul : ok pas de problème -         A plus alors -         D’accort Ils ses serrent la main puis cherif fais la bise à ndeye avant de partir -         Ndeye : bye -         Cherif : allez prenez soin de vous Abdul s’assoit sur le canapé et ndeye la rejoint -         Ndeye : cava ? -         Ca peut aller -         Bébé, je sais que notre séjour ici n’a pas du tout été facile , on était venu avec beaucoup d’enthousiasme mais la poisse nous guète, ton père est venu à la maison et a discuté avec le mien et ils veulent nous marier au plus vite et franchement cela me convient -         Ah ouais ? c’est tout ce qu’il s’est passé chez vous ? rien d’autres ? -         Abdul………. -         Donc toi subitement, tu t’intéresses tant à notre mariage, ce n’est pas toi qui parlais de faire des efforts pour les parents ? maintenant que tu sais que ta mère ne m’apprécies pas et qu’elle le montre à qui veut le voir, tu veux esquiver la question ? -         Je vais…….. -         FAIRE QUOI NDEYE ? C’est TA MERE LA SEULE RESPONSABLE ICI -         ASSEZ ABDUL ! LAISSE UN PEU MA MERE C’EST BON ! QU’EST-CE QU’IL Y A ? ELLE EST COMPLIQUEE ET ALORS ? SON AVIS COMPTE ! -         Ah ouais ? -         Oui qu’est ce que tu veux ? que crois-tu ? on est au Sénégal, en plus je ne suis pas n’importe qui j’ai des parents moi aussi ! -         Tu n’as jamais été n’importe qui pour moi ndeye et puis si leurs avis comptaient autant, toi et moi on n’aurait pas vécu ensemble dans un appartement pendant des années à Paris comme des mariés -         Eh ! dit ndeye qui lui asséna ensuite une gifle -         …………………… Ndeye se leva ensuite -         Ecoute ………….. -         NE ME TOUCHE PAS ! ABDUL TOUT LE MONDE SAUF TOI ! ok vous avez tous raison, tout est de ma faute ! c’est moi la dévergondée, la vilaine fille qui est venue vivre avec toi , je veux juste une faveur abdul, comprends ma mère comme tu le fais avec la tienne ce n’est pourtant pas bien compliquée -         …………… -         TU ME REGARDES QUAND JE TE PARLE ! si tu tenais autant à moi comme tu le disais, tu l’aurais fait -         I’m sorry ndeye -         This is bullshit abdul, n’importe quoi VA TE FAIRE FOUTRE AVEC TES EXCUSES, tu m’emmerdes allez tous vous faire voir Elle prit son sac et sortit ensuite Une fois sortie elle partit ensuite chez Léa et pleurait durant tout le trajet -         Cette fois-ci c’est bel et bien fini -         Ndeye ne dit pas ca ce n’est qu’une dispute normale entre couples -         Léa je sais de quoi je parles -         Depuis que nous sommes là, abdul ne m’a jamais parlée de la sorte , c’est la première fois dit-elle en pleurant -         Que comptes tu faire maintenant ? elle aussi versait quelques larmes -         Je ne sais pas -         Ecoute je sais que tu es très en colère en ce moment , tu ne peux pas prendre de décisions maintenant tu dois réfléchir à tête reposée -         Je n’ai envie de rien pour le moment, même pas pour sortir -         Et avec qui vais-je sortir même ? gini n’est pas là et toi tu devrais aller travailler -         Mais aziz -         Quoi aziz ? -         Tu peux sortir avec lui tu pourras prendre un verre et te changer un peu les idées, il pourra te faire rire -         Je ne veux vraiment pas voir un homme en ce moment , et dire que tu m’avais prévenue… -         Je suis vraiment désolée pour toi…………… Le soir, Léa était chez elle avec Abdul  -         Je suis désolée vraiment pour toi -         Non tu n’as pas à l’être , c’était prévisible en plus, le plus dur est que mes parents que j’ai envoyé là-bas sachant que la mère de Ndeye n’était pas d’accord, ce n’était vraiment pas intelligent de ma part -         Mais toi tu n’y es pour rien tu as fais tout ce que tu pouvais faire non -         Oui mais ils ont fait le déplacement jusqu’à Dakar que pour du sérieux -         Donc vous étiez là pour vos fiançailles ? -         Bon en partie mais aussi pour le boulot, ma mère est sur le point de concrétiser un rêve j’étais censé l’aider et non lui apporter des problèmes -         On dirait que tu es très attaché à ta mère -         Ma mère est ma raison de vivre Léa, tu ne sais même pas à quel point elle a été importante dans ma vie, elle a été plus qu’une mère, un ange gardien, elle m’a toujours protégé du mal, on a toujours pris ensemble des décisions me concernant -         ………………. -         Hey excuse moi désolé j’en ai même oublié que tu n’as pas grandi avec tes parents , je parle trop je suis vraiment désolé -         Non mais vas y continues, me parler d’elle m’apaise -         De toute façon vous allez bientôt vous rencontrer inshallah -         Comment ca ? -         Le projet immobilier sur lequel on travail toi et moi bah c’est celui de ma mère -         Non mais attends n’est ce pas monsieur Seck qui nous as présentés ? -         Oui mais il travail pour un ami de ma mère. C’est le père d’un ami dont je te parlais et c’est un promoteur immobilier très connu ici -         Ah bon comment il s’appelle ? -         Maman viens dormir avec moi dit anne eva -         Viens dit léa qui avait peur d’un coup -         Bébé je t’ai déjà dit d’apprendre à dormir toute seule, tu es une grande fille maintenant, bon allons- y -         Mais tu ne nous présentes pas ? -         Euh il est tard et elle doit aller se coucher -         Je m’appelle Anne Eva -         Enchanté princesse en lui faisant une bise sur la main -         Merci Abdul la regardait dans les yeux , et ils se dévoraient tout du regard , en prenant sa main il ressentis quelque chose d’indescriptible que les mots ne suffiraient pas à exprimer -         Bon tonton doit rentrer -         Euh je dois y aller princesse mais on se reverra peut-être , façon on doit se voir avec monsieur seck demain léa -         Oui j’y serai, bonne nuit abdul -         Bonne nuit Léa Il partit ensuite -         Anne eva que faisait-tu là ? pourquoi es tu venu ? Mamadou était dans sa chambre -         Mamadou ? -         Oui khadia -         C’est toi qui m’a appelé -         Oui effectivement , bon ce n’est pas que je ne te respecte pas mais j’ai comme l’impression que toi et moi on est parti du mauvais pied c’est la raison pour laquelle je voulais m’excuser au fait -         …………………. -         ………………….. -         Ben j’attends tes excuses ? -         Ah oui ! Khadia je m’excuse sincèrement -         Bon ok mais saches que c’est la dernière fois parce que je déteste que l’on me manque de respect -         D’accord il n y a pas de soucis c’est noté alors je voudrais aussi qu’on discute de notre mariage arrangé. Certes tu ignore beaucoup de choses sur moi -         Tout comme tu ignores beaucoup de choses sur moi aussi -         Certainement et ca fait l’occasion qu’on en parle, je veux que tu saches que je suis en couple avec une femme formidable et ca depuis près de huit ans et ce n’est pas prêt de changer au fait, tu m’as l’air d’une fille vraiment bien quoi avec la tête sur les épaules , on voit bien que tu es très gentille, je n’ai pas voulu te faire du mal c’est pourquoi je tenais à te parler, Khadia notre mariage sera impossible -         …………………… -         Cava ? -         Mamadou, je ne suis pas ici pour tes beaux yeux, si tu ne respectes pas nos traditions moi je les respecte, je n’ai pas eu la chance d’avoir un père comme toi mais j’ai une mère magnifique pour qui je peux me marier à contre-cœur. Ta décision tu aurais pu la prendre bien avant que je vienne vivre à Dakar Elle se leva ensuite et sortit. « mais attends je n’ai jamais été d’accord moi ! de quoi elle parle ?» se dit mamadou Mère aida était chez son ami en compagnie de son mari ainsi que de ses fils. L’ami de Aida en question n’était autre que Bachir. -         Bachir : vraiment ca me fait plaisir de vous avoir ici, on devrait se voir plus souvent comme on le faisait quand on se rendait visite entre Nottingham et Paris….alors qu’on est maintenant tous réunis dans un même pays, ce n’est pas normal qu’on ne se voit pas -         Ahmet : bachir tais toi ne dis rien n’est ce pas ma jeanne ? celui-là restera toujours aussi casanier, moi au moins à chaque fois que je quitte Saint-Louis pour venir à Dakar je viens vous rendre visite avec ma femme alors que toi, tu n’as même pas traversé le pont d’à coté -         Jeanne : tu as raison ahmed , il refuse même de sortir le week-end, il pense que s’il sort ne serait ce qu’une seconde il risque de perdre son entreprise -         Aida : ah chéri là je ne suis pas d’accord avec toi, j’aime beaucoup plus bosser que toi mais c’est important que je passe du temps avec mon mari et les enfants, c’est bien mieux ainsi -         Bachir : toi tu es une bosseuse comme moi donc je te crois, d’ailleurs je devrais aller pour des repérages à Saint-Louis -         Aida : de toute façon on est appelé tôt ou tard à vivre ensemble, on reviendra bientôt ici inchallah c’est juste le temps que le projet se termine , d’ailleurs ou en es tu ? -         Bachir : bon je vais laisser l’architecte s’exprimer -         Abdul : bah écoutez ca avance très très bien nous en sommes à la dernière phase et on a démarre les travaux d’intérieur , ca va bien -         Bachir : vraiment, j’ai d’excellentes nouvelles de notre chef de projet, votre fils est vraiment remarquable et il sait que vous devez être satisfaits de ce projet, c’est ca l’avantage, c’est ce qui me rassure -         Ahmet : il a intérêt car ca c’est le projet de toute sa vie surtout pour sa chère maman qui est sa parfaite complice, sur ce point on est déjà écartés , deuxièmement elle est très pointue sur la décoration intérieure -         Bachir : ah non ca mom j’en sais quelque chose -         Ahmet : dès fois je m’énerve vraiment mais je peux faire avec , mais tu me disais que tu avais engagé un peintre non ? -         Abdul : une peintre elle s’appelle Mlle Sy d’ailleurs c’est mon oncle qui nous a mis en contact -         Aida : qui c’est ? -         Abdul : c’est une jeune peintre qui fait des tableaux sur verre et elle est très douée -         Cherif : en effet maman parce que dès l’entrée de l’appartement de abdul tu apercevras un tableau très attirant -         Aida : ah oui -         Cherif : oui d’ailleurs c’est qui l’a fait -         Bachir : vous lui avez déjà acheté une œuvre ? -         Abdul : euh non en fait c’est elle qui m’a loué son appartement actuellement, c’est une drôle de coïncidence je l’admets mais bon le hasard -         Aida : ah ce tableau là est vraiment magnifique, j’ai vraiment hâte de la rencontrer -         Bonjour dit annita qui venait d’entrer dans le salon -         Jeanne : voici annita ma sœur et la famille kébé ainsi que leurs fils Dès que annita est entré abdul a froncé les sourcils , elle se souvenait d’elle car c’était la même femme qui l’avait vu avec léa ce jour là ou elle s’était foulé la cheville Annita : ah c’est la famille kébé vous allez bien ? Jeanne : voici abdul c’est leur benjamin Annita : bonjour abdul Abdul : bonjour Annita se rappela également de se jeune homme qui était dans les bras de léa -         Annita : ah c’est donc l’ami de boris -         Jeanne : d’ailleurs il va bientôt se marier -         Annita : ah félicitations abdul , tu as donc craqué pour une belle dakaroise -         Aida : eh annita non c’était à Paris une belle et adorable jeune fille, une belle noirceur d’ébène comme jeanne -         Annita : ah d’accord elle est de teint noir, ca se voit qu’il n’est pas comme les hommes d’ici qui ont un faible pour les femmes clair Il faut savoir que Léa a un teint très clair du fait de ses origines peulh contrairement à ndeye -         Bachir : merci annita on t’attendait pour se mettre à table , tu sais bien ce que jeanne nous concocte ahmet -         Ahmet : n’est ce pas sa spécialité ? le « Soupe Kandia » -         Bachir : exactement -         Ahmet : alors je vais enlever mon boubou Annita était dans la cuisine après le repas alors abdul était au téléphone dans le jardin -         Salut bébé c’est encore moi, depuis ce matin tu ne décroches pas mes appels en plus tu as éteint ton téléphone, quand tu auras vu mon message rappelle moi s’il te plait, je veux vraiment qu’on parle Il raccroche ensuite et se tourna faisant face à annita qui étais derrière lui -         Annita : désolé je ne voulais en aucun cas te faire peur en tout cas pas deux fois -         Euh tata pour ce que vous avez vu la dernière fois, ce n’est pas ce que tu crois -         Ce que j’ai vu est aussi très clair à mes yeux abdul et je ne suis pas une gamine -         C’est juste que…….. -         Ne t’en fais pas je ne suis pas là pour te juger ni pour te vilipender aussi, je ne sais pas qui est la fille que tu comptes épouser mais il est clair que tu trompes ta fiancée, car la fille de teint clair avec qui je t’ai surpris , c’est bien plus qu’un flirt cela saute aux yeux qu’il y a un amour très profond entre vous deux. Pour la célibataire que je suis, je suis bien placée pour te conseiller de ne jamais faire l’erreur de laisser filer l’amour de ta vie Elle partit ensuite et le téléphone de abdul sonna -         Oui léa ? -         …………… -         D’accord je suis en route -         ………….. -         Oui à tout à l’heure Abdul sort de la maison de bachir et voit ndeye et aziz au loin il va donc vers eux -         Ndeye ? -         Abdul………………..
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER