St-Étienne, Loire, 8 heures trente-2

3633 Mots

* * * Il ne reste pas grand-chose d’une Méhari brûlée. Des jantes, un châssis, le moteur et quelques montants métalliques noircis. Des éclats de verre et du plastique fondu. Le tout baignant dans un magma noirâtre puant l’essence. En regardant les quelques mouches qui profitaient du timide soleil pour voleter contre la façade, Ludovic Mermoz comprit que c’étaient des poches de sang qui avaient été jetées. Il décida de tout laisser en état. Il verrait bien si une réaction venait du côté des agresseurs. Ben Ouassil lui avait expliqué les raisons de l’attaque. Ces andouilles le prenaient pour un technocrate européen venu les empêcher de poursuivre leurs petites combines. Ou, s’il était bien le neveu de Viviane, un emmerdeur venu remuer la fange dans laquelle ils vivaient. Il allait leur en d

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