Chapitre 4: la prophétie

1201 Mots
Au bout d’un moment, Gal se retrouve toute seule dans la maison. Il n’y avait plus de voisins, plus de tante Agar, plus personne. Il n’y a plus qu’elle et la maison. Gal ne réalise toujours pas que sa tante Agar ne reviendra plus, son corps avait été conduit à la morgue de l’hôpital le plus proche. Alors qu’elle était toujours assise dans le salon, Gal se lève et se dirige dans la chambre de sa tante. Elle prend place sur le lit de celle ci et se couche ensuite dessus. Plusieurs heures s'écoulent mais Gal n'a pas changé de position, elle ne s'est même pas assoupi un instant, elle était restée couchée sur ce lit, à fixer le plafond. Au bout d'un moment, Gal se souvient de ce que Agar lui avait révélé avant de rendre l'âme. Elle ne veut pas y croire mais sa curiosité la pousse à se résoudre à fouiller dans les affaires de sa tantes. Gal se lève du lit, essuie les larmes sur son visage. Gal ne saurait dire d’où lui vient ce courage mais elle se sent obliger de faire ce que lui avait dit sa tante peu avant de pousser son dernier souffle. Déjà debout dans la pièce, Gal marche et observait les choses comme si elle les voyait pour la toute première fois. « J’ai du mal à croire que tu n’es déjà plus là ma tante » déclara Gal, en levant ses yeux. Sur le lit, il y avait une des chemises de sa tante, c'est fou mais Gal ne l'avait pas remarqué depuis son entrée dans la pièce. Gal saisit la chemise, la lève à la hauteur de son visage pour en umer l’odeur. La dite chemise avait toujours la même odeur qu’Agar, c'était celle qu'elle avait mise pour se rendre au marché dans la matinée. Sans que Gal ne s’en rende compte, ses yeux se remplissent de larmes une fois de plus. Elle n’y peut rien, ce n’est juste que la résultante de ses émotions profondes. Gal plie la dite chemise dans l’intention de la ranger dans le placard de sa tante. Quand elle ouvre le placard, Gal se souvient des paroles de sa tante. « Il y a aussi de l’argent, beaucoup d’argent dans un sac, tout au fond de mon placard à vêtements » telles étaient les paroles d’Agar. Gal met en place la chemise de sa tante et ensuite, elle décide de fouiller le dit placard pour savoir si le sac dont sa tante avait parlé y est bien. Elle n’y croit pas mais il ne lui coûte rien de vérifier. Gal fouille donc le placard et elle fait une découverte. Il y a vraiment un sac tout au fond. Elle le retire du placard et le pose tout près d’elle. Gal remet ensuite toutes les affaires de sa tante dans le placard comme elles furent à la base et ensuite, elle le referme. Elle tourne ensuite le regard vers ce fameux sac et la mine sur son visage montre clairement qu’elle cherche en elle le courage d’ouvrir ce sac. Au bout d'un moment de confusion, elle finit par se décider et l’ouvre. « Tante Agar n’avait donc pas perdu la tête » se dit Gal. Il y a dans ce sac beaucoup plus d’argent que Gal n’en a vu de toute sa vie. Il n’y a que des billets et tous sont de la même devise, la livre sterling. Elle le sait bien car au lycée, elle avait étudié l’histoire du Royaume-Uni. Gal comprend donc que sa tante ne délira pas lorsqu’elle disait ses dernières phrases. Elle referme le sac et se dirige vers l’armoire de sa tante. Dans la chambre d’Agar, il y a une armoire dans laquelle elle rangeait tous les documents importants qu’elle avait en sa possession, à l’instar des certificats de naissance. Gal fouille dans l’armoire et y retire tous les documents. Elle les pose sur le lit et les inspecte chacun à son tour. Elle y trouve son certificat de naissance, les documents d’une propriété en son nom et aussi, son passeport, le cahier dont parla sa tante et d’autres documents importants. Elle ne bouge pas un instant car tout cela est très difficile à gérer pour elle. Gal ne se souvenait plus de ses parents car elle les avait perdu très tôt mais en l’espace de quelques heures seulement, elle découvre des choses assez troublantes à son égard, c'était difficile à digérer. Jusqu’ici, tout ce que sa tante lui avait dit s’avéra être vrai, il ne reste plus qu’elle ouvre le fameux cahier afin d’en savoir plus sur la prophétie dont parla Agar. La simple idée de croire qu’elle est mêlée à des histoires surnaturelles la rend toute pale. N’étant pas du genre à se défiler, elle se résoud à ouvrir le cahier de sa tante, celui qui l’aidera à comprendre tout ce que lui avait révélée Agar avant de rendre l’âme plus tôt. 19 février 1991 Acer et moi avons entendu parler il y a peu de la légende sur les créatures mythologiques qui se réincarneraient une fois tous les siècles. Cela était clairement un mythe pour nous jusqu’à ce qu’un jour, notre grand-mère ait une révélation alors qu’elle priait. « A l’aube des vingtaines jumelles, reviendront toutes ces créatures ayant passées le pacte d’éternel recommencement. Du brassage de tes entrailles renaitra Golem, celui dont la destinée sera d’accompagner et de protéger Anubis et Gorgo, ceux qui briseront le pacte et libèreront le monde du mal » voilà ce que nous reporta grand-mère ce matin, alors que nous étions chez elle. Elle n’a aucun doute sur la vieille légende et appelle les révélations qu’elle a eu une prophétie. D’après ce que nous savons Agar et moi, ces trois personnes seront ces trois créatures dans l’âme. Agar et moi y croyons désormais mais grand-mère croit qu’aucune de nous deux n’est la représentation de Golem. Cela ne veut juste dire que cette personne naitra dans notre maison donc, elle n’est toujours pas parmi nous. Après la page où est écrit tout cela, il y a de nombreuses traces de pages déchirées. Tout portait à croire que c'était sa mère qui avait écrit le texte à cette première page. Mais la page suivante dit ceci: . 05 octobre 2007 J’ai obtenu la garde de la petite Gal et j’ai constaté qu’elle possède une tache de naissance étrange, une sorte de marque sur l’épaule gauche. Selon moi, Gal serait l’enfant dont parlait grand-mère. Si mes soupçons sont fondés alors, je lui en parlerai quand elle atteindra l’âge de la raison. Seules deux pages de ce cahier avaient des écritures. Toutes les autres pages étaient vierges, mais on aurait dit que certaines avaient été déchiré, c’était fragrant. Après lecture du cahier, Gal jete un œil sur sa marque et aussi loin qu’elle put s’en souvenir, elle l’a toujours eu sur son épaule. Gal reste assise sur le lit de sa tante et ne pense plus à rien. Elle s’y coucha ensuite et finit par s’y endormir, tout cela était très difficile à digérer pour la jeune fille. C’était la toute première fois qu’elle vit à quoi ressemblait la main d’écriture de sa mère.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER