XVIII

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XVIII Bouleversé par ce diabolique entretien, Muller se mit à la fenêtre et se prit à contempler, d’un regard distrait, les pousses nouvelles de ses lilas et de ses marronniers. Peu à peu son regard s’anima, son front s’éclaircit, son visage se rasséréna. Il voyait autour de lui verdoyer les champs et les prés, et, respirant à pleins poumons la brise toute chargée de la senteur des bois, il se disait avec orgueil que tout cela était à lui, ces champs, ces prés, ces bois, ce parc et ce château, quand tout à coup son front se couvrit d’une pâleur mortelle, et il porta la main à son cœur, comme s’il eût senti la morsure d’un aspic. En ce moment, Frédéric se promenait dans une avenue du parc ; Édith s’appuyait sur son Bras et levait la tête comme pour mieux écouter ce qu’il disait. Tous deux

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